CI. Mansell, Londres
FIG. 3 5. — FRAGMENT DE LA FRISE DU MAUSOLÉE d'haLICARNASSE. (Musée britannique.)
de Phigalie, et celui qui a été récemment retrouvé dans un temple circulaire de Delphes : le corinthien avait été combiné avec le dorique et l’ionique dans le temple d’Athéna à Tégée, reconstruit après 3q5. Sur les côtes d’Asie se forme une nouvelle école ionique dont le chef fut Pythis, architecte et sculpteur. Ennemi de l’ordre dorique, qu’il trouvait trop lourd, il voulait donner à l’ionique des proportions à la fois plus grandioses et plus légères et em.augmenter la richesse décorative. Il travailla au Mausolée, ce célèbre tombeau qu’Artémise, reine de Carie, éleva à son époux (entre 353 et 35o); il construisit à Priène (avant 33q) un temple d’Athéna qui fut considéré comme un modèle et qu’on s’empressa d’imiter, notamment à Didymes, dans le temple d’Apollon, commencé après 33a,
HIST. DE L’ART. 6
'^ANTIQUITÉ
œuvre de Pæonios d’Éphèse et de Daphnis de Milet et à Éphèse, dans le fameux temple d’Artémis, qui, brûle en 356 par Érostrate, fut rebâti dans la seconde moitié du
siècle. Dans tous ces temples, les dimensions étaient plus vastes, les colonnes plus élevées, l'ornementation plus compliquée. C’est ainsi qu’à Didymes des tètes humaines interviennent dans des volutes de chapiteaux, qu’à Ephese des scènes sculptées se déroulent à la base des colonnes.
La sculpture :
Scopas, Praxitèle, Lysippe. — Pythis était aussi sculpteur.
Dans la décoration du Mausolée (fragments importants au British Muséum), il avait exécuté plusieurs figures. Les frises représentaient des combats d’Amazones, de Grecs et de Centaures. Au som-