FIG 39. — FIGURINE DE TANAGRA
Lycie (British Muséum); les charmants bas-reliefs du temple de Mantinée (musée d’Athènes), qui se rattachent à l’ecole de Praxitèle.
l’antiquité.
turc grecque sous toutes ses formes, il faudrait passer des bronzes aux objets de toilette, aux bijoux, aux monnaies (fig. 41 ) : partout, on retrouverait les mêmes caractères et les mêmes transformations qu’on a déjà signalés dans ce chapitre et dans celui qui précède : il n’est point d’objet, si humble qu'il soit, qui, entre les mains d’un artiste grec, ne devienne une œuvre fine et originale.
La peinture : Zeuxis, Parrhasius,
Apelle; les vases peints. — La peinture eut aussi au ive siècle un brillant développement, en harmonie avec les tendances qui dirigeaient l’architecture et la sculpture. Vers la fin du ve siècle, un Athénien, Apollodore, avait contribué à substituer à la grande peinture murale le tableau de chevalet et il était devenu célèbre par son habileté dans le jeu des lumières et des ombres. Les peintres du iv* siècle vont plus avant dans cette voie; ils créent l’illusion par leur science du dessin et de l’effet, ils séduisent l’œil par le charme de leur coloris. Zeuxis d'Héraclée, Parrhasius d’Ephèse, Apelle de Golophon , avec des nuances diverses, représentent en peinture les mêmes tendances que Praxitèle en sculpture. On racontait des merveilles de leur habileté : Zeuxis avait peint une grappe de raisin que les oiseaux étaient venus becqueter; Parrhasius, un rideau auquel Zeuxis lui-même s’était trompé et qu'il avait voulu soulever. Si ces anecdotes sont vraies, elles prouvent que ces maîtres excellaient dans le trompe-l’œil, qui n’est qu’une forme misérable de l’art.
Apelle étudia à Sicyone, ou existait alors Une école de peinture célèbre. Pamphile, qui en était le maître, exigeait que ses élèves s’engageassent à y rester dix ans. Ils devaient étudier la philosophie, l’histoire, les mathématiques, la perspective, etc.; aussi les peintres qui en sortaient se distinguaient-ils surtout par leur correction et leur science. Apelle y était encore quand Philippe de Macédoine le fit venir auprès