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FIG. 45. — PAYSAN ALLANT AU MARCHÉ

(Bas-relief hellénistique — Musée de Munich )

cesœuvres: une des plus intéressantes est le prétendu Gladiateur mourant du musée du Capitole.

Tous ces défauts se retrouvent à Rhodes et à Tralles. Les œuvres de ces écoles, telles que le Laocoon (fig. 44), d’Athénodoros, Agésandros et Polydoros (musée du Vatican), le Taureau Farnèse, d’Apollonios et de Tauriskos (musée de Naples), fort admirées des Romains, étaient encore considérées au siècle dernier comme les plus beaux morceaux

L'antiquité.

de la sculpture antique. Leur renommée a justement pâli à mesure qu’on a connu le véritable art grec. « A regarder attentivement ces deux œuvres, on s’aperçoit que les sculpteurs qui les ont faites étaient fort calmes, qu’ils ont cherché lentement, péniblement, d’après des règles d’étude, comment ils devaient exprimer, ceux-ci le paroxysme de douleur de Laocoon , ceux-là le paroxysme de colère d’Amphion etdeZéthos. A aucun moment, ils n’ont été agités par une émotion sincère et n’ont cessé de songer au public et à l’effet qu’ils devaient produire sur lui. »

(Rayet.)

Alexandrie est alors le centre le plus brillant de la civilisation grecque, etpar suite l’activité des sculpteurs y est grande. Il s’y développe, dans toute une série d’œuvres, un style mixte où les éléments de l’art grec se mêlent à ceuxdel’ancien art égyptien.

Mais la sculpture y est surtout réaliste et pittoresque : aux dieux, aux déesses, aux héros, se substituent des statues ou statuettes de pêcheurs, de paysans, de petites gens observés dans la vérité de leur allure quotidienne. Pour décorer les demeures des riches Alexandrins les sculpteurs imaginent encore de petits bas-reliefs auxquels on donne le nom de bas-reliefs hellénistiques : tantôt des scènes mythologiques y sont traitées avec une grâce à la fois familière et un peu maniérée ; tantôt des scènes de la vie populaire y sont repro-

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