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BUSTE D'E U TH Y DE ME, ROI DE BACTRIANE

(MdJsée Torlonia, Rome.)

L'ART GREC APRÈS LE Ve SIÈCLE. Ç)3

duites (fig. 45). C’est un art élégant, spirituel, mais sans grandeur, accommodé aux goûts d’une société en décadence, mais d’une culture raffinée.

Un trait encore à signaler dans la sculpture grecque de cette époque, c’est le développement du portrait. Il y a pénétré dès le iv* siècle sans doute, mais pour n’y occuper d’abord qu’une place restreinte; maintenant il n’est pas de prince, ni de grand personnage qui ne tienne à avoir son image. En Egypte, où ce souci des traits de l’individu avait été si marqué, la sculpture de portrait devait être particulièrement en faveur. Certains bustes de ce temps scrnt d’une vérité aussi précise, parfois même aussi implacable, que les plus beaux bustes de l’époque romaine ou de la Renaissance (fig. 46).

Bien qu’en décadence, l’art grec était encore vivace quand les Romains firent la conquête de l’Orient; il exerça sur eux une profonde influence. Rome se pe«pla de statues enlevées aux villes helléniques, et bien des artistes grecs prirent le chemin de l’Italie, où ils étaient accueillis et admirés. Là plusieurs d’entre eux s’efforcèrent de retourner aux anciennes traditions, d’imiter le style de Praxitèle et de Lysippé : tels furent, par exemple, l’Athénien Apollonios, auteur du fameux Torse du Belvédère (musée du Vatican); les Cléomène, qui ont signé la Vénus de Médicis (musée de Florence), si toutefois la signature est authentique, et la belle statue qu’on a longtemps désignée sous le nom de Germanicus (Louvre); Pasitélès, à qui l’on a longtemps attribué le Tireur d'épine (musée du Capitole). On s’éprenait même des œuvres archaïques, on les recherchait, on les imitait. Ces maîtres formaient des élèves; ainsi l’art grec survivait à l’indépendance même de la Grèce et se transformait en cet art gréco-romain que nous étudierons plus loin.

Bibliographie.

Pour les ouvrages généraux, voir la bibliographie du chapitre II.

— Les œuvres de la nouvelle école ionique d’architecture ont été étudiées surtout par Rayet : Rayet et Thomas, Milet et le golfe latmique, grande publication archéologique; Etudes d'archéologie et d’art, 1889. — Léchât et Defrasse, Épidaure, 1895. — Haussoullier et * Pontremoli, Didymes, Fouilles de i8g5 et i8g6, 1904. — Collignon et Pontremoli, Pergame, Restauration et description des monuments de l’Acropole , 1900. Dans la collection Les grands artistes : Perrot, Praxitèle ; Collignon, Lysippe. Dans la collection Les Maîtres de l’Art, Collignon, Scopas et Praxitèle, 1908.

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