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L ART JAPONAIS

disait-il à ses élèves ; vous n’avez qu’à copier la nature pour devenir des artistes. » Nul ne s’est montré plus épris de la netteté et de la vie du dessin. Il s’appelait « le vieillard fou de dessin », et, à soixante-quinze ans, il écrivait : « Depuis l’âge de six ans, j’avais la manie de dessiner les formes des objets. Mais je suis mécontent de tout ce que j'ai produit avant l’âge de soixante-dix ans. C’est à l’âge de soixante-treize ans que j’ai compris à peu près la forme et la nature vraie des oiseaux, des poissons, des plantes, etc. A cent, je serai décidément parvenu à un état supérieur, et à cent dix, soit un point, soit une ligne, tout sera vivant. » Il multiplie ses albums, ses livres illustrés, ses estampes. C’est par milliers qu’il a livré aux graveurs, aux ciseleurs, aux peintres sur laque les dessins qui leur servaient de modèles; partout s’y joue une inépuisable fantaisie, une verve toujours riche en observations justes et en effets imprévus (fig. 74).

Dans toutes ses œuvres l’art japonais s’écarte de nos conceptions. Même l’école de Tosa n’a point les ambitions de nos écoles occidentales. La plupart FJr„ 7y ,V0!re japonais. des peintures japonaises sont,

outre les kakémonos, des paravents, des albums, et l’artiste semble chercher plutôt à amuser les yeux qu’à frapper l’esprit. Dans la composition, loin de poursuivre la symétrie, il la fuit comme contraire à l’expression libre de la nature. Le plus souvent, ce ne sont que de légères esquisses, mais d’un dessin précis et animé, d’un coloris frais et fin. Ces mêmes traits se retrouvent dans les productions des arts industriels, tissus, céramique, armes, laques, etc. ; les caprices de l’imagination s’y mêlent à l’observation pénétrante de la nature, et le motif le plus simple, une fleur, un oiseau, devient un chef-d’œuvre d’exécution.

LE MOYEN AGE

D’ailleurs il n’est pas jusqu’à la composition des bouquets, jusqu’à la façon de disposer dans un vase une branche ou une fleur, qui ne soit devenue chez les Japonais un art délicat et subtil.

Bibliographie.

Art arabe. — Saladin et Migeon, Manuel d'art musulman , 2 vol., 1907. On y trouvera l’indication des travaux antérieurs.

Art hindou. — Illustrations intéressantes dans l’ouvrage de vulgarisation de Le Bon, les Civilisations de l’Inde , 1887. — Delaporte, Voyage au Cambodge, l’Architecture kmer, 1880. — Maindron, l'Art indien, 1898; de Pouvourville, l’Art indo-chinois, 1894 (Bibliothèque de l'enseignement des Beaux-Arts).

Art chinois et Art japonais. — Paléologue, l’Art chinois, 1887. — Gonse, l’Art japonais, 1886 (Bibliothèque de l’enseignement des Beaux-Arts). — Histoire de l'art du Japon, publiée par la commission du Japon à l’Exposition de 1900, ouvrage capital et remarquablement illustre. — De Concourt, Hokousaï, 1896. — Tei-San, Notes sur l'art japonais, njoS. — Migeon, Chefs-d'œuvre d'art japonais, igo5.

Visites au musée du Trocadéro (art khmer), au musee Guimct (arts chinois et japonais).

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