‹ Précis d'histoire de l'artChapitre 8 sur 177 · FIO. 12. — L’APADANA AUX CENT COLONNES DE DARIUS, A PERSÉPOLIS · texte numérisé non relu

FIO. 12. — L’APADANA AUX CENT COLONNES DE DARIUS, A PERSÉPOLIS

(D’après Diculafoy.)

roi de Tyr, qu’ils’adressa : la Phénicie lui fournit des artistes, des ouvriers, des matériaux. Ce temple, plusieurs fois détruit et rebâti, a définitivement disparu lors de la prise de Jérusalem par Titus au ier siècle après Jésus-Christ.

l’antiquité.

Cependant, grâce aux descriptions de la Bible et à des débris de substructions, on a pu en déterminer l’étendue et les dispositions. Quant aux tombeaux des rois de Juda, que de Saulcy avait cru retrouver, il semble bien qu’il y faut voir des monuments plus récents.

La Perse. — Parmi les peuples dont l’art s’est surtout développé à l’aide d’emprunts, signalons' encore, à l’est du bassin du Tigre et de l’Euphrate, les Médes et les Perses d’origine aryenne. Subjugués par les rois de Ninive, ils avaient plus tard renversé leur puissance. Les Mèdes dominèrent d’abord, puis, à partir du vi* siècle, les Perses, qui étendirent leurs conquêtes à l’Asie antérieure, à l’Egypte et menacèrent la Grèce. Les influences étrangères sont visibles.déjà dans les monuments de la vallée du Polvar- Roud, qui remontent à Cyrus et à ses successeurs directs (vT siècle); les uns rappellent ies constructions de la Lycie, d’autres les édifices grecs. Les principaux sont les tombeaux du père et de la mère de Cyrus, Cambyse et Mandane, et le palais du conquérant lui-même. Au siècle suivant, Persépolis devint la capitale, et le style changea. Les Perses avaient conquis l’Egypte; ils en imitèrent l’architecture en la combinant avec ce qu’ils empruntaient aux peuples de l’Asie Mineure et surtout aux Grecs ioniens. Dans les palais de Persépolis, le couronnement des portes est égyptien; la colonne par son ornementation accuse la même intiuence, tandis que par sa construction elle est grécoionienne (fig. 12). A ces éléments étrangers se mêlaient des éléments indigènes, ainsi l’emploi de la brique dont les Perses se servaient notamment pour élever des coupoles. Quant à J la sculpture persane, elle rappelle souvent celle de l’Assyrie, avec moins d’exagération dans le modelé. La frise des archers du palais de Darius (au Louvre), habilement res-f ta.urée, prouve que les Perses pratiquaient, comme les Assyriens, la peinture d’émail sur briques. Plus tard, dans les premiers siècles de l’ère chrétienne, la Perse redeviendra indépendante et puissante sous la domination des Sassanides (111e siècle ap. J.-C.). Les ruines de Diarbékir, de Ctésiphon surtout font connaître l’art sassanide : -«n y trouve la coupole légèrement conique, l’arc en fer à cheval qui de là devaient se répandre dans les contrées voisines.

S’il se rattache à l’ancien art indigène, d’autre part il subit ipifUencegreco-romaine. Ce mélange de styles, ces emprunts * etranger sont sensibles dans les nombreuses sculptures

Page 1