CI. Anderson, Rome
FIG I l3. — LE PÉRUGIN. — MADONE ET SAINTS.
(Florence. — Musée des Offices.)
réclamait Savonarole, on le pratiquait encore non loin de Florence, dans la montagneuse Ombrie. Le maître ombrien le plus connu est Pierre Vannucci (1446-1524), dit « le Pérugin », parce qu’il habita surtout Pérouse. Son œuvre la plus considérable est la décoration de la salle du Change, à Pérouse (1496-1500). Ses tableaux sont nombreux, mais, dans la dernière partie de sa vie surtout, il se laissa aller à répéter ù satiété les memes sujets, les memes types, les memes expressions. D’autres, moins célèbres, valent mieux
trop dure, son influence faiblit et ses ennemis le mirent à mort (1498).
L’École ombrienne: le Pérugin. — L’art religieux que
LA RENAISSANCE ITALIENNE
souvent, Ronfigli, Fiorenzo di Lorenzo qui représenta les miracles de saint Bernardin dans des compositions exquises de fraîcheur et de grâce; Piero délia Francesca, dont les
Cliché Alinari, Florence.
FIG. I I 4 . — MàNTEGNA. — SAINT JACQUES DEVANT LE TRIBUNAL.
(Fresque de l’église des Ercmitani à Padoue ) . .
fresques précises et vigoureuses décorent le chœur de l’église de Saint-François à Arezzo. Pinturicchio (1455-1 5 r 3), dont les œuvres les plus importantes sont les décorations de la Librairie de la cathédrale de Sienne et des appartements
LA RENAISSANCE
Borgia, au Vatican, se distingue par sa recherche des sujets historiques et des effets pittoresques.
L’école de Padoue : Mantkgna. — Dans le nord de l’Italie s’étaient développés d’autres centres de culture artistique. Ainsi, à Padoue, naît et se forme un des grands maîtres de la peinture, Manicgna (i43i-i5o6). Son génie vigoureux interprète l’antiquité avec une franchise d’accent toute personnelle (voir le Parnasse au Louvre) ; dessinateur