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I. A RENAISSANCE

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de Médicis, qui gouverne Florence de 1469 a 1492, élégant, instruit, poète même, célèbre le culte de Platon avec les lettrés de sa cour. Il augmente la collection d’antiques formée par ses prédécesseurs, il la met à la disposition des artistes et crée par là comme une école des beaux-arts. Les architectes Julien et Antoine da San Gallo s’absorbent dans l’étude des monuments romains; Pollaiulo exécute pour les Médicis des tableaux représentant des sujets tels que les exploits d’Hercule; Botticelli (1447-1510), dans ses œuvres d’un charme étrange, mais parfois maniéré, fait de fréquents emprunts à la mythologie païenne (le Printemps , la Naissance de Vénus , à Florence), tout en continuant à peindre des madones chrétiennes. Si nombreux sont les peintres de mérite qu’il est difficile de faire un choix. Domenico Ghirlandajo (1449-1494) est un des plus originaux. Dans les scènes de l’histoire de la Vierge et de saint Jean-Baptiste, dont il a orné le chœur de Santa Maria Novella, à Florence, costumes, attitudes, types de personnages, détails de mœurs, tout appartient à la vie du xve siècle, et il semble que les données évangéliques ne soient plus ici qu’un prétexte. Du reste, lts compositions sont bien ordonnées, le dessin ferme et précis. Benozzo Gozzoli (1420-1497) décore les murs du Campo Santo à Pise de peintures d’un style pittoresque, telles que l’ivresse de Noé et l’histoire de la tour de Babel. A Florence, sur les murs de la chapelle du palais des Médicis, il déroule le somptueux cortège des rois mages se rendant à Bethléem. Luca Signorelli ( 1 44 1 - 1 5e3), dans ses fresques de la cathédrale d’Orvieto, s’attache a l'expression de la force, et, par ses études de nu et ses préoccupations anatomiques, fait songer parfois à Michel- Ange.

L’esprit profane de la Renaissance florentine trouva, vers la fin du xve siècle, un ardent adversaire dans le moine Jérôme Savonarole, qui, grâce à son éloquence fougueuse et sombre, fut quelque temps le maître de Florence. Il condamnait l’étude de l’antiquité, il voulait dégager l'art du culte de la forme pour le purifier et le sanctifier. L’élévation de ses idées gagna les artistes eux-mêmes : beaucoup devinrent ses partisans. Mais bientôt la vie nouvelle que Savonarole voulait imposer aux Florentins leur parut

LA RENAISSANCE

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