FIG. 126. — RAPHAËL — MADONE DE SAINT-SIXTE
(Musée de Dresde.)
cartons sont maintenant, en grande partie, à Londres, au musée de Kensington; les compositions, empruntées aux
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LA RENAISSANCE
Actes des Apôtres : Pêche miraculeuse , Vocation de saim Pierre , Saint Paul à l' Aréopage , etc., comptent parmi ses plus belles œuvres; on y trouve un mélange admirable de grandeur et de simplicité.
Raphaël ne travaillait point seulement au Vatican. Pour le riche banquier Agostino Chigi, il exécuta à la Farnésine sa Galatée. d’un charme si frais et si poétique (tig. 1 2 5). A propos de cette œuvre, dans une lettre à un de ses amis, il expliquait sa façon de travailler et de mêler l’idéal à l’observation de la nature : « Pour peindre une belle femme, j’aurais besoin d’en voir plusieurs, à condition que votre seigneurie fût présente pour choisir la plus parfaite. Mais, vu la rareté des bons juges et des beaux modèles, je me sers d’une certaine idée qui se présente à mon esprit. » Ce fut aussi pour la Farnésine qu’il imagina la série des Histoires de Psyché, radieuse évocation de la mythologie païenne. Malheureusement, cette fois encore, si le maître a créé, le plus souvent les disciples ont peint. Les principaux étaient Jules Romain, Fr. Penni, Pierino del Vaga, Jean d’Udine, etc., Marc-Antoine Raimondi, le meilleur gra- "eur italien, est l’interprète fidèle de Raphaël.
Parmi les œuvres de cette époque, citons encore les Sibylles de l’église de Sainte-Marie-de-la-Paix (Rome); puis de nombreux tableaux : la Transfiguration (Vatican), la Sainte Famille (Louvre), la Vierge à la chaise (musée Pitti, Florence), la Sainte Cécile (musée de Bologne), le portrait de Balthasar Castiglione (Louvre), etc. L’architecture l’occupait aussi : il faisait des dessins pour Saint- Pierre, pour plusieurs palais. De plus en plus l’antiquité s’emparait de lui; il se préoccupait de conserver et de restaurer les édifices romains, il envoyait des artistes dans les diverses régions de l’Italie et même jusqu’en Grèce pour dessiner les monuments antiques. Malheureusement tant de travaux épuisaient ses forces. Atteint de la fièvre, il mourait le 6 avril i52o, h trente-sept ans, dans le plein épanouissement de son génie.
Les contemporains et les disciples de Michel- Ange et de Raphaël. — Derrière ces grands génies les artistes de l’Italie centrale qui furent leurs contemporains s’effacent presque. Plus d’un cependant pouvait compter parmi les
L A R T ITALIEN AU XVIe SIECLE.
maures. I e!s furent à Florence Fra Bartolommeo (ia75
Ù \a Pe,inture re,ig«use; Andréa de!
S* (148O-153*), dont le coloris est plein de charme (nom breuses œuvres parm, lesquelles les fresques de ïïgl s° de Annunziata, a Florence, la Charité, au Louvre e,c.)î