Édit. A. de los Kios, Madrid, 18:H-18o.5. 2 vol
17() SIÈCLE DOR. PREMlKliE PARTIE. — PROSE
dont beaucoup sont illustres, sur les institutions et les mœurs du temps '.
3° Francisco Lôpez de Gomara est peut-être le plus remarquable des bistoriens généraux des Indes 1510-1300 . Mais, à vrai dire, son Historia de las Indias, souvent diffuse et incobérente, est moins agréable que sa Crùnica de la Niieva Espnna (loo3), qui n'est qu'une bistoire de Hern'in Cortés. (bjnl il avait été le secrétaire. Gel ouvrage fut traduit en aztèque, vers 1620, par Chiraalpain Quanhtlebuanilzia.
4" Gômara fut souvent pris à parti par un coiniiagnon de Cortés, le capitaine Bernai Dîaz del Castillo, type accompli de conquistador. Ses souvenirs, qui nnt iieaucoup gagné à <Hre traduits en français par M. de Hérédia Paris. 4 vol.. 1877-1887), ne furent imprimés qu'en 1632, par Fray Alonso Remôn, sous le litre de Historia verdadera de la conquista de la Niieva Espana. L'épithète de verdadera était sans doute une critique indirecte à l'adresse de Gémiara-.
5» Le nom illustre de Hernân Cortés 1485-1 '554 donne un grand intérêt aux Relations oflicieiles et aux Lettres^ qu'il a laissées. On sait que dans sa vieillesse, disgracié et oublié, le grand conqué-rant aimait à s'entourer d'hommes distingués, dans la compagnie desquels il pbilosopbait et montrait la solidité et l'étendue de ses connaissances. Nous avons un aperçu des sujets traités eu cette académie dans une série de dialogues, imprimés ^sans date à Toulouse, puis réunis, f*n 1507, sous le titre de Diàlofjos muy sotiles y notables^ par l'évèque de Comminges, D. Pedro de Navarra. Les discours traitent des sujets de morale variés selon la mode du temps, et la dédicace donne des renseignements sur l'Académie de Cortés.
Le Pérou a eu ses bistoriens dans Francisco de Jerez (1534 et Agustîn de Zârate 15.ïn). Àlvar Nùnez Cabeza de Vaca, gouverneur de la province de Uio d" la Plata, don-
1. Lus (Juinqtuiyenas de la noblezu de Estpana. t'ilt. de la Academia de la Historia. 1880, un seul vohiiiie puldlé. in-f'.