B. A. E.. t. Xlll et t. LXII
261 SIKCLE DOn. DEUXIÈME PAHTIE. — OnATiaiiS
La correspondance de Sor Maria de Jésus de Agreda (Maria Coronel y Arana, 1602-1665 1 avec Felipe IV, à partir de 1643 jusqu'à sa propre mort, n'est pas moins précieuse au point de vue politique et social. Elle avait écrit un ouvrage de piétr intitulé la Cité nn/stique Mislira chulad >/f Bios).
Les sept lettres ' écrites en juillet 1016 par D. Juan de la Sal, évèque de Bona, au duc de Médina Sidonia,sur la folie religieuse dun certain illuminé de Séville, sont pleines d'agrément et dune vraie liberté d'esprit. Parmi les correspondances les plus riches et les plus importantes, en dehors des précédentes, rappelons celles de sainte Thérèse, de Rivadeneira, de Quevedo, de Bartolomé (]>' Argensola, de Graciân, de Juan de Avila, de Lope de V'ega avec le duc di- Sesa, la vaste correspondance des PP. Jésuites, etc. Toutes ont leur intérêt historique ou documentaire, mais la jilupart ajoutent peu de chose à la réputation littéraire df leurs auteurs.
18. Les orateurs. — Le mot d'éluinience, en Espagne, au xvi<^ et au xvii" siècle, ne peut guère s'entendre que de l'éloquence religieuse. Encore est-il presque impossible de se faire une idée bien précise de ce que dut être cette dernière. Le discours, quand il n'est point fixé par l'écriture, s'envole et disparaît; et quand il est écrit, il perd la plupart de ses mérites. Nul doute, cependant, d'après les témoignages des contemporains, que beaucoup des mystiques ou d<'S théologiens que nous avons nommés, Alcdntara, .Vvila, Juan de los Angeles, Luis de Leûn, Melchor Cano, Luis de (iranada surtout, n'aient été des orateurs remarquables : l'éloquence, vive, imagée, pleine di; feu et d'action, est un produit naturel du terroir, et les fJanii'm de Pefiafort, les Pedro Pascual, les Vicruti' Ferrer (lurent avoir des héritiers dignes d'i-ux. Nous n<' pouvons