‹ Précis d'histoire de la littérature espagnoleChapitre 134 sur 263 · ÉPISTOLAIRES · texte numérisé non relu

ÉPISTOLAIRES

Correas, un esscai de grammaire comparée du grec, du latin et du castillan iTrilingue... de las très lennuas, 1627), où il jirétendit réformer l'orthographe traditionnelle; — Vicente Mariner, des traductions, entre autres celle d'Ausias Mardi ; Francisco de Cascales, ses Tdblas pocticas 1616 , et ses Ctu-tns phtlohxjiids I6:ii- ; — Antonio Gonzalez de Salas, lami de Quevedo, sa Niieva idea de la tragedia antigua (1633). Nous avons mentionné, â propos des réformes tentées par Herrera ou Gôngora, quelques-uns des ouvrages ou pamphlets littéraires qu'inspirèrent les polémiques de l'époquf l'ellicer de Salas, Angulo y Ihilgar, Salazar Mardones, Salcedo Coronel, Francisco de Cascales). Il est intéressant de remarquer que, pendant celte période, beaucoup de grammaires pratiques et de lexiques des langues pxotiques 'Amérique, Afrique, Asie) furent publiés par les missionnaires et fournirent de précieux éléments à une linguistique plus scientifique, qui ne devait se constituer, que plus lard.

La liltcrature épistolaire * est moins riche en Espagne qu'en France : il est quelques noms cependant qui lui doivent principalement leur illustration. La correspondance du roi D. Felipe II, nous présente ce souverain sous un jour inattendu et bien différent de celui sous lequel l'histoire nous le montre d'ordinaire. — Les lettres du célèbre Antonio Pérez 1540 f 16H), dont le rôle politique fut si considérable, lettres auxquelles il est juste de joindre ses Relaciones ei son Mémorial, lui valurent, en sun temps, une grande réputation. Elles sont très nombreuses, trèsvariées et, quoique souvent d'une préciosité un peu mièvre, pleines d'esprit et de finesse. Elle furent très à la mode, eu France plus encore peut-être qu'enEspagne, et elles contribuèrent puissamment chez nous à la vogue, prépondérante pendant la première moitié du xvii<^ siècle, de la langue castillane et à la diffusion du bel esprit.

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