POÈTES LYRIQUES
Les deux Bermûdez de Castro Josc et Salvador' traitent l'un et l'autre, avec une facilité élégante, les sujets préférés de la nouvelle école, celui-là avec cet amour de l'étrange et de l'horrible dont on abusait volontiers, celui-ci {Ensayos pocticos, 18U] avec plus de variété et de souplesse. — Juan Martînez Villergas, dont la verve satirique et populaire se donna libre champ dans la politique [Pocsias, 1841 ; El cancionero del piieblo, La Risa, El moro Muza, etc.), a, sans irrand génie, une physionomie personnelle. — DonaVicenta Maturana fut. un moment, aussi célèbre par la grâce toute andalouse desa danse (jue par la variété de ses talents d'écrivain.— José Joaquîn Mora obtint une réelle popularité, dans l'Amérique du Sud, par ses Méditations poétiques et ses Légendes espagnoles. — Juan Aroïas (1805-1849), ecclésiastique de N'alence, donna, en 1842, un volume qui contient des [>oésies religieuses où l'influence de Lamartine est sensible, des Orientales, plus exactes tout au moins que celles de Victor Hugo car Arolas était un orientaliste bien informé), des poésies chevaleresques, dans la manière de Zorrilla, et malheureusement aussi des poesias amatorias, d'un accent singulièrement vif sous la plume d'un religieux Escolapio.
Cette énumération n'épuise pas la liste des poètes lyriques de cette époque, mais il faut nous borner et arriver aux auteurs dramatiques.