Poesias. 1840. — Obrus cumplelus
HIST. PE LA Lrr. ESPAONOI.E. 24
422 l'ÉRRiDE ROMANTJOUE. — POESIE
que... » Ses vers, où la forme esl aussi nette que la pensée est ilollante, font songer tantôt à Ossian, et tantôt à i-aniartine (Voyez, par exemple, son Chant à la Lune, la Siiruc du Nord, ou la pièce qui a pour litre la Voir).
Enrique Gil ISlil-lStO), rnorl à trente et un ans, à Berlin, pjuail, cuiume le précédent, trop oublié aujourd'luii. Ame (Iduce t't mélancolique, il chante, comme Millevoye, la C'iidd de las hojas, ou, dans une pièce qui semble définir à merveille son propre talent, la grâce discrète et le parfum pénétrant de la Vùdetlc. Mais il a aussi de plus virils accents. Tous les martyrs de la Liberté ont été célébrés par cet ami et ce disciple d'Espronceda. Son ode A la l'olounc moribonde rappelle les vers généreux des Filicaja et des Léopard i.
Manuel de Cabanyes (1808-1833)' mourut plus jeunt; encore quEnrique Gil et ne put remplir ses deslins. L'année même de sa mort paraissaient les Prcludios de mi lira, qui présageaient un poète fm, délicat et d'un sens plus classique que la plupart de ses contemporains. Il avail, il esl viai, vécu à l'écart dans sa terre catalane, loin du mouvement littéraire. — Catalan aussi, et enlevé de même à la Heur de l'âge, Pablo Piferrer (1818-1848;, dont les poésies ne valent point son livre descriptif Rccuerdos y Jfellczas de E^pana, qui d'ailleurs ne parle, que des Baléares, et qui fut continué dans les volumes suivants, relatifs au.\ autres provinces, jtar José Maria Quadrado (18i9-l.s9t>; (Voy. p. 492). — Gabriel Garcia Tassara iiSIT- 1875), né à Séville, montra un talent plus vigoureux et une grande maîtrise de la forme dans ses compositions Diûs, AI firmamcnto, La Fragata, A un amigo en la mtierte de su espoi^a, Ilimno al Mcsias, etc. Très lié avec Donoso Corti's, il traduisit plusieurs fois, en des vers pleins de fougue, les idées de l'éloqueut publi<-iste ratlinlifjue^.