y/.v. Madrid. 180'i-l!)(K). 4 vol
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Les (rois œuvres vraiment importantes do Rivas sont: t° El moro e.vpôsito (Le bâtard maures, pulilié en 1H33-1834, "i Paris. Il raconte l'antique légende de Mudarra le bâtard ■~'i des infants de Lara. C'est un vaste poème, en octaves hendécasyllabiques, où l'intrigue tient peu de place, mais dont le cadre et la mise en scène sont très pittoresques. Ce tableau des deu.x civilisations chrétienne et arabe (repré- •^entées respectivement par Burgos et par Cordoue), étale une grande richesse de couleurs (parfois fausses d'ailleurs ''tsans valeur historique). Le souffle est vraiment national, ■M si les vers sont un peu vides, ils sont du moins sonores ■( harmonieux. Dès 1820, Saavedra, manifestement attiré j>ar le moyen âge ou la renaissance, avait publié un poème '^n octaves sur le Paso honroso (Voy. p. ilC))-
2° Romances histôricos (1841 ^i. Le caractère national est ici plus accusé encore ; il l'est dans la forme (l'octosyllabe issonant) et dans le fond. Les dix-huit sujets traités sont rnpruntés à toutes les périodes de l'histoire. Una antilualla de Sevilla, et El Fiatricidio se rapportent au règne de Iton Pedro le justicier. D. Alvaro de Liina, Christophe Colomb, l'avie, Una noche en Madrid (meurtre de Don Juan de Escobedo,en 1578), El Conde de Villam,ediana, Bailén, f ont déÙ\er -i»us nos yeux les sujets les plus divers. La variété et • espagnolisme » de ces scènes en rendent la lecture agréable, mais, en étendant outre mesure le cadre du romance, l'auteur n'a pu éviter la diffusion et le remplissage : on ne tarde pas à reconnaître ce que ces pastiches <)nt d'artificiel.
3» Don Alcaro o la Fucrza del sino [la Force du Destin, 22 mars 183.5 , drame en prose mêlée de vers, fut, pour l'Espagne, ce qn'Hernani, cinq ans auparavant, avait été pour la France. Au fond, il rappelle beaucoup plus VAntony d'A. Dumas, représenté le 3 mai 1831. Le principal personnage, cest la Fatalité, r'AvâyzT; romantique. Elle poursuit Don Alvaro, en fait à trois reprises un meurtrier et le sépare de celle qu'il aime, jusqu'au moment où il se tue. Comme- V. Hugo, Rivas a le sens du pittoresque, même dans les