LA POESIE
1. Poésie satirique et morale. — Comme la prose, la pot-sie, pendant celte pt'-riode, revêt surtout un caractère moral et didactique. Celle de l'âge précédent célébrait d-' préférence les héros et les saints; celle-ci, plus bourgeoise et plus critique, a la prétention, qui n'est pas toujours juslinée, de corriger les mœurs et d'instruire. La forme métrique propre au Mcster de Clercciaja cuaderna via continue à être employée pour les genres élevés, malgré la différence de l'inspiration ; mais d'autres formes, plus lyriques et plus populaires, commencent à s'introduire dans le système de versiOcation. Les deux grands noms qui représoitent la poésie à cette époque sont ceux de Juan Hui'z et de Pero Lûpez de Ayala. A côté d'eux, mais à un rang inférieur, prennent place Sem Tob, Ituy YAnez, et quelques autres versificateurs sans importance.
— :è. Juan Ruîz, archiprétre de Hita. - Le Libro de Buen Amor, de Juan Rniz, est l'œuvre la plus signillcative et la plus brillante du xivsiècle <. L'auteur, très probablement d'Alcali!
1. M.iDUScrils : de Salainanque ''actuellement à Mailrid,; de Tolède; Gavoso (à l'Acadéuiie Espagnole, à Madrid;, tous les trois du XIV siècle. — Kdit. Sânchez, Colercioii..., t. IV (1190) Jancr, B. A.E.. t. I.VIl: Edit. paléographiqne J. Ducamin (1901 )