Les Cancioneros et la poésie courtoise. — De
iiièine que la lyrique galicienne nous a été, en majeure partie, révélée par les recueils du Vatican voyez p. FiO), de même presque toute la poésie du xv^' siècle est contenue dans des anthologies nommées Cancioneros, où sont réunies, sans autre ordre le plus souvent que le caprice du compilateur, des compositions presque toutes lyriques. C'est par eux que nous connaissons la plupart des poètes de ce siècle et du début du suivant. Quelques-uns de ces recueils anciens renferment les œuvres poétiques d'un seul auteur, par exemple, les Cancioneros de Fray ïfiigo de Mendoza, vers 1480), de Juan del Encina (1496), de Pedro Manuel d' Urrea Mol3s de Montesino (1027), et plus tard, en l")'.'>'t, de Jorge de Montemayoi'. Les œuvres de quelques autres, jusque-là éparses, ont été réunies récemment, t-t souvent sous ce même titre: par exemple ]es Cancioneros de Gômez Manrique 188o), de Montoro (1900), d'.\lvarez Gato .1901 , les Obras de Juan llodriguez de la Câmara. — Voici les jilus importants des recueils primitifs.
a. Cancionero de Baena ^. — r,e compilateur, Juan Alfonso Maena,le dédia, vers li4.'), à Juan II. Il contient .iTG pièces de 54 poètes désignés parleurs noms, et environ 33 poésies anonymes. Il est de première importance pour l'étude de la lyrique, surtout vers le milieu du siècle.