‹ Précis d'histoire de la littérature espagnoleChapitre 79 sur 263 · ENRIOLE IV ET LES ROIS CATHOLIQUES. — PROSE · texte numérisé non relu

ENRIOLE IV ET LES ROIS CATHOLIQUES. — PROSE

lard Lucio Marineo [Derclnis Uispaniae mciuorabilihus, 1530) ne nous intéressent ici. La liste des historiens en langue vulgaire serait longue au xv^ siècle, depuis l'évêque Pablo de Santa Maria (Selemoh Halevi), l'auteur de la Suma de las Crônicas et du poème des Edades trovadas, en 338 octaves de Arte maijor, jusqu'à Valera, Pulgar, Belnàldez, Enriquez del Castillo et quelques autres, qui suffiront ici à caractériser l'historiographie en langue castillane.

Mosén Diego de Valera (né à Cuenca en 1412 f 1492), sorte « d'aventurier politique ou de chevalier errant », est « l'un des types les plus curieux de cette pittoresque et bigarrée société du xv* siècle ' ». Sa vie romanesque ne saurait être contée ici: c'est une suite de batailles, de défis, de duels, de missions diplomatiques, ce qui ne l'empêchait pas d'écrire une foule de livres ou de mémoires. Son principal titre littéraire est la Cro/u'ca abreviada de Espana (1482), dite la Valeriana, histoire générale aussi pleine de fables que vide de critique, et rédigée sur l'ordre de la reine Isabel, dont Valera était majordome et conseiller. La partie la plus intéressante est celle relative à l'époqiie contemporaine de l'auteur ; elle complète la Crônica de Juan II, à laquelle, selon quelques-uns, Valeraaurait aussi collaboré. Le récit des événements du règne d'Enrique IV fait l'objet du Mémorial de divei'sas hazailas^, document important, mais moins curieux cependant que les vingt-sept lettres adressées par Valera à diverses personnes {Epistolas enviadas en diversos tiempos é à diversns personas).

Une douzaine de traités historiques ou moraux, écrits, comme les ouvrages précédents, dans un style pur et facile, complètent son œuvre {Tratado de los Images de Espana; — los Rieptos é desafios ; — Cérémonial de principes ; — Provi-

Page 1