Diodore de Sicile, Livre II, ch. xxix
prodiges. Expérimentés dans l'inspection des entrailles des victimes, ils passent pour saisir exactement la vérité... La philosophie des Chaldéens est une tradition de famille ; le fils qui en hérite de son père est exempté de touie charge publique. Ayant pour précepteurs leurs parents, ils ont le double avantage d'apprendre toutes ces connaissances sans réserve et d'ajouter plus de foi aux paroles de leurs maîtres. Habitués à l'étude dès leur enfance, ils font de grands progrès dans l'astrologie^ soit à cause de la facilité avec laquelle on apprend dans cet âge, soit parce que leur instruction dure plus longtemps. »
Si nous en croyons Hérodote *, « les Babyloniens transportent les malades à la place publique ; chacun d'eux s'en approche, et s'il a eu la même maladie ou s'il a vu quelqu'un qui l'ait eue, il aide le malade de ses conseils et l'exhorte à faire ce qu'il a fait lui-même ou cequ'ila vu faire à d'autres pour se tirer d'une semblable maladie. Il n'est point permis dépasser auprès d'un malade sans lui demander quel est sou mal ^ ».
La médecine chez les Babyloniens était donc entre les mains des prêtres ^ ; ces derniers n'en monopolisèrent cependant pas absolument l'exercice, et chacun put être