Hérodote, Livre I, ch. cxcvil
2. c( Il faudrait de même, dit à ce propos Plutarque, découvrir à tout le monde les maux de la vie et les passions de l'âme, afin que cliacun, après les avoir attentivement examinés, pût nous dire : Vous êtes sujet à la colère, évitez ce qui vous y conduit; l'envie vous tourmente, usez de tel remède ; vous êtes amoureux, je l'ai été autrefois, mais je m'en suis corrigé. Pour ceux qui nient leurs vices, qui les cachent ou les déguisent, ils ne font que s'y plonger de plus en plus. » (Plutarque. Œuvres, traduites du grec par Eicard. Tome V, page 27G.) — Pitton de Tournefort retrouva en Grèce cette pratique d'exposition des malades, lorsqu'il y fut envoyé, en 1700, par Louis XIV.
3. A croire Hérodote, les Babyloniens eurent une loi qui forçait chaque femme à aller une fois dans sa vie au temple de Vénus et à s'y livrer à un étranger. (I, cxcix.)
médecinf: des babyloniens, des pebses. o
appelé, un moment ou l'autre, à fournir les conseils que lui dicta sa propre expérience.
Nous sommes encore redevables au père de l'histoire de curieux détails concernant la médecine des Perses :
« Un citoyen infecté de la lèpre proprement dite, nous dit-il ', ou de l'espèce de lèpre appelée Leucé'^^ ne peut entrer dans la ville, ni avoir aucune communication avec le reste des Perses; c'est, selon eux, une preuve qu'il a péché contre le soleil. Tout étranger attaqué de ces maladies est chassé du pays ; et, par la même raison, ils n'y veulent point souffrir de pigeons blancs. Ils n'urinent ni ne crachent dans les rivières ; ils ne s'y lavent pas même les mains, et ne permettent pas que personne y fasse rien de semblable ; car ils rendent un culte aux fleuves...
c( Les Perses se portent avec ardeur aux plaisirs de tout genre dont ils entendent parler, rapporte ailleurs Hérodote, et ils ont emprunté des Grecs l'amour des garçons. Ils épousent chacun plusieurs jeunes vierges, mais ils ont encore un plus grand nombre de concubines. »
L'histoire que nous a laissée de ce peuple Ctésias le Cnidien ^ est plutôt un amas de faits qu'un recueil intéressant et instructif; signalons aussi pour mémoire les documents légués par Pline l'Ancien * sur les cures merveilleuses attribuées aux mages.
Lareligion persane est, au reste, tout entière inspirée des livres sacrés de l'Inde ; les Dews jouissent de la plus grande considération, et on attache un grand prix à se les rendre