Fcbris scarlatina, scarlet fever
8. Angl.ida, Etudes sur les maladies éteintes et sur les maladies nouvelles. Paris, 1869;
trouvait en présence d'une autre fièvre du même ordre, sur laquelle la science n'était pas aussi bien renseignée; mais il n'hésite pas à la poser comme une espèce à part, qu^il distingue formellement de la rougeole. »
Mais nous n'en finirions pas, si nous voulions énumérer ici tous les titres qu'il s'est acquis à la reconnaissance des médecins soucieux de leur art ; lisons pourtant encore ce qu'il nous dit du choléra nostras, qui prit à Londres une si prodigieuse extension l'an i669 :
« Ce mal se fait aisément Veconnaître par des vomissements énormes et des déjections alvines d'humeurs corrompues qui s'opèrent avec beaucoup de peine et de difficultés. Il s'accompagne en outre des symptômes suivants : violentes douleurs d'entrailles, gonflement et tension du ventre, cardialgie, soif, pouls vite et fréquent, avec chaleur et anxiété, assez souvent petit et inégal. A tout cela viennent s'adjoindre des nausées extrêmement pénibles, quelquefois des sueurs colliquatives, les contractions des jambes et des bras, des défaillances, le refroidissement des extrémités et autres symptômes du même genre qui terrifient les assistants et emportent souvent le malade dans le court espace de vingt-quatre heures * ».
Sydenham fut appelé un jour auprès d'un cholérique en proie à des convulsions si terribles et si généralisées, qu'il avoua lui-même n'en avoir jamais vu de pareilles. Jl le guérit en lui administrant à plusieurs reprises une assez forte dose de ce laudanum- dont il avait autrefois indiqué la préparation, et qu'il s'est plu à recommander : « Ad laudanum, disait-il, tanquam ad sacram anchoram confugiendum est ^ ».