‹ Précis d'histoire de la médecineChapitre 153 sur 179 · Professeur Robin · texte numérisé non relu

Professeur Robin

2. Consulter, en ce qui concerne Cabanis, l'excellente notice contenue dans La Médecine et les Médecins, par Peisse.

au contraire adhérèrent sans réserve aux tendances philosophiques de l'Ecole de Montpellier. Tel était à peu près l'état des esprits, lorsque les nouvelles générations médicales applaudirent au bruyant retentissement de la doctrine physiologique. Tout en restant organicien, le professeur du Yal-de-Grâce se vit obligé d'admettre, à l'exemple de Barthez, une entité métaphysique,et bien qu'il poursuivit de ses sarcasmes insulteurs ceux qui refusèrent de céder aux systématiques exigences de son édifice doctrinal, et qu'il adressât en particulier la qualification d^ontologiste à Laennec, le clinicien érudit et perspicace, Tanatomo-pathologiste ingénieux par excellence, Broussais lui-même, disons-nous , a été contraint de s'incliner devant la réaction qui se manifestait de toute part contre le sensualisme.

Organicisme ^ vitalmne, organo-vitalhmc^ tels sont les systèmes qui se partagent encore aujourd'hui les esprits ; chacun d'eux compte des champions éclairés, et c'est assez dire qu'une conciliation absolue serait difficile à obtenir, dans l'état actuel de nos connaissances. Mais gardonsnous surtout de ce scepticisme dédaigneux qui ne saurait avoir d'autres principes que ceux que dicte une ténébreuse parodie du vrai. « Je crois, dit Grasset *, que je préférerais un médecin avec une mauvaise doctrine à un médecin sans doctrine. » Etudions les faits, vérifions-les et faisons jaillir de ce libre examen, de ce sévère contrôle, une vérité conforme à l'universalité des travaux et des découvertes, que ne vienne jamais obscurcir l'enthousiasme de nos vues personnelles !

« La vérité est tellement nécessaire à l'hommp, que « ceux-là mêmes qui s'arment contre elle ont besoin.

1. Grasset, IntroixLCtion à l'étude des maladies du système nerveux.

« pour se faire des sectateurs, de laisser croire qu'ils sepro- « posent d'étendre son règne, et c^est toujours au nom des (c lumières que sont proclamées ces doctrines qui frappent <£ de mort les intelligences ou les plongent dans l'abîme « du doute universel ^ »

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