‹ Précis d'histoire de la médecineChapitre 166 sur 179 · HYGIÈNE · texte numérisé non relu

HYGIÈNE

La sauté publique est le signe certain d'une civilisation prospère, et cette partie de la médecine qui a pour objet la connaissance des moyens propres à la conserver est étroitement unie à l'économie sociale. D'immenses matériaux ont enrichi cet important domaine. Dès le début du siècle, les livres de Tourtelle , de Rostan et de Londe reflétèrent les tendances dogmatiques du milieu où vécurent leurs auteurs , et Parent-Duchâtelet posa plus tard les véritables bases de l'hyg-iène publique '. En 1844 parut pour la première fois le Traité de Michel Levy ^, et Alfred Becquerel publia dix ans après un ouvrage remarquable qui fut tenu au courant des prog-rès de la science; vers cette même époque , Tardieu faisait éditer son Dictionnaire ou répertoire d'hygiène publique et de salubrité '. Enfin le professeur Fonssagrives, de Montpellier ^, voua son existence à une tâche aussi utile qu'humanitaire , en s' appliquant à vulgariser des questions qui intéressent la santé indivi-

1. Parent- Dachatelet, Hygiène publique, ou Mémoires sur les questions les plus imjjortajites, etc.. Paris, 1836.

2. Levy, Traité d'hygiène publique et privée. Paris, 1844. — 6* édition, Paris, 1879.

3. làvàieu, Dictionnaire d'hygiène publique et de salubrité. Paris, 1852-54. — 2' édition, Paris, 1862.

4. Fonssagrives, Traité d'hygiène navale, 2* édition. Paris, 1877, 1 vol. in-S. ^ Hygiène alimentaire des malades, des convalescents et des valétudinaires, on du régime comme moyen thérapeutique, 3* édition. Paris, 1877, 1 vol. in-8. — Hygiène et assainissement des villes. Paris, 1875, 1 vol. in-8. — Entretiens familiers sur V hygiène. Paris, 1SG7. — Dictionnaire de la santé, Paris, 1785, I vol. in-8. — Leçons d'hygiène infantile, 1 vol. in-8. Paris, 1882.

duelle et collective. Il convient encore de signaler, pour s'en tenir aux productions principales , les Traités de MM. Motard, Fleury, Yernois ', Lacassag-ne et Arnould '^, les thèses des divers concours et les nombreux travaux insérés dans les Annales d'hyijiène publique '*.

L'enseignement de cettebranche de la médecine trouva à Paris des représentants autorisés dans Desgenettes, Royer- Collard ^, et Boucliardat lui-même , qui, sans posséder un esprit aussi généralisateur que ses devanciers, maintient heureusement sa chaire à la hauteur du sujet qu'il professe.

Page 1