Genèse, ch. xvii, v
4. En souvenir d'Ismaël, dont ils se considèrent comme les descendants, les disciples de Mahomet renvoient ce baptême à la treizième année.
la première consiste à couper le prépuce ; la seconde, à ei déchirer le reste, de manière à bien découvrir le gland ; la troisième entin, à sucer le sang-. Cette dernière partie sembla toujours indispensable aux docteurs du Thalmud, et Rab Papa s'exprime en ces termes :
« Si l'oumen (l'homme chargé des circoncisions) ne suce pas le sang, il expose Tenfant au danger de la mort, il faut donc le révoquer de ses fonctions '. »
La loi mosaïque ne fournit aucune prescription sur le mode opératoire et sur la qualité des ministres. Se serviton, oui ounon, d'instruments métalliques? laquestion reste fort obscure à élucider. Toujours est-il que les fidèles, sans aucune distinction de condition ou de sexe, furent autorisés à pratiquer la circoncision sur leurs enfants. L'exemple de Séphora l'atteste d'ailleurs suffisamment :
« Séphora prit aussitôt une pierre très aiguë et circoncit la chair de son fils ; et touchant les pieds (de Moïse), elle lui dit : Vous m'êtes un époux de sang ®. »
C'est encore de couteaux de pierre que se servit Josué pour opérer dans le désert les Israélites :
« En ce temps-là, le Seigneur dit à Josué : Faites-vous des couteaux de pierre et circoncisez une seconde fois les enfants d'Israël '. »
Les Hébreux reconnurent la nécessité de garder le repos après avoir été circoncis,, et les suites de l'opération furent même de leur part l'objet d'une observation des plus attentives :
« Après qu'ils eurent tous été circoncis, ils demeurè-
1. Traité Schabbath, fol. 133. — Sur l'avis du corps médical, le consistoire de Paris supprima la succion en France dès 1843. Cette pratique offrait en effet le grave inconvénient de pouvoir transmettre la syphilis.