‹ Précis d'histoire de la médecineChapitre 27 sur 179 · Genèse, ch. xxxiv, v · texte numérisé non relu

Genèse, ch. xxxiv, v

3. La lèpre attaquait les parties molles plus profondément que les affections analogues, et la profondeur se reconnaissait à la coloration blanche des poils.

4. A l'époque Thalmudique, les doctemrs conservèrent les lois de la lèpre

BOUXLLET. 2

pie d'hygièae trop souvent méconnu par des hommes qui, sous de spécieux prétextes ou pour une prétendue commodité, demandent le maintien des hôpitaux au centre même des villes qu'ils ont mission d'assainir.

Comme sa personne, du reste, les habits et la maison du lépreux sont déclarés immondes ; la série des purifications commence, et le prêtre se livre, dans le but de désinfecter, 1 à une foule de pratiques aussi fondées et aussi logiques que les quarantaines instituées de nos jours dans les cas d'épidémies.

« Mais comment s'expliquer, s'écrie Salvador ^, une prétendue lèpre des vêtements et des maisons qui était soumise à des formalités semblables? Je me contenterai d'un rapprochement avec le fait fourni par un auteur ( arabe du xv^ siècle de notre ère :

« L'an 791 (de l'hégire) et les années suivantes, dit

< l'écrivain El Makrisy, les vers qui attaquent les étoftes

< de laine se multiplièrent d'une manière prodigieuse à ( quelque distance du Caire. Un homme digne de foi

< m'assura que ces animaux lui avaient rongé quinze cents ( pièces d'étoffes. Etonné d'un fait si extraordinaire, je ( pris, selon mon usage, toutes les précautions possibles ( pour m'assurer de la vérité, et je reconnus de mes

propres yeux que les dommages occasionnés par les vers

( n'avaient pas été exagérés Plus tard, ils attaquèrent

les murailles des maisons et rongèrent tellement les solives qui formaient les planchers, qu'elles étaient absolument creuses. Les propriétaires se hâtèrent de

par respect pour la parole Biblique, mais n'admirent plus la contagion de cette maladie.

Voir fSalètes, La lèpre daiis Vantiquité et le moy en-âge. Thèse de Paris,

1. Salvador, Histoire des institutions de Moïse et du pcMple hébrcn. Paris, 1862.

« démolir les bâtiments que les vers avaient épargnés, en « sorte que ce quartier fut presque entièrement détruit ^ »

« Qui sait donc, ajoute le savant Israélite, si ce fléau « d'Egypte n'arriva pas à la fois par un concours de cir- « constances générales, et en partant d'un foyer primitif? « Qui sait s'il n'existait pas à l'origine quelques rapports « entre ces foyers rongeurs, les diverses taches que Moïse « voulait effacer, et la manifestationprochaine des grandes « plaies? »

La lèpre du cuir chevelu et du menton se trouve nettement disting-uée dans l'Ecriture de celle qui attaque les autres parties du corps ; elle est désignée sous le nom de A'^eZ/^e"/;-, et paraît être d'une nature spéciale. La A/z5c/«««A nous apprend qu'elle peut présenter toutes les couleurs morbides possibles, tandis que la lèpre des autres régions ne doit offrir qu'une des quatre nuances de la coloration blanche.

L'isolement prescrit aux lépreux est d'ailleurs rigoureusement exigé aussi de la part do ceux qui sont atteints de spermatorrhée ou de pertes séminales, et des femmes qui éprouvent le flux menstruel.

La distinction admise par les médecins modernes entre les pertes séminales et la spermatorrhée fut connue de Moïse ^, et le Thalmud lui-même * établit une différence

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