‹ Précis d'histoire de la médecineChapitre 4 sur 179 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

Comme la plupart des autres histoires, celle de la médecine offre divers points de vue à l'observateur. Quelle complexité pour quiconque s'efforce d'en mesurer l'étendue! N'est-elle pas intimement liée aux autres branches de l'art de guérir, bien que conservant son autonomie propre ? — Comment adopter d'ailleurs une doctrine médicale dont on ignorerait les principes ', et quel moyen d'arriver à les connaître, sans recourir aux lumières de cette science officiellement enseignée au Collège de France dans les célèbres leçons de l'illustre Daremberg%et à la Faculté de Médecine d'abord par le professeur Andral % plus tard par Daremberg encore, ainsi que par le savant et regretté Lorain, par J. Parrot, aujourd'hui par le professeur Laboulbène? Quel tribut de reconnaissance ne devons nous pas à ces hommes qui ont tâché de nous éclairer sur nos glorieux ancêtres, sur les diverses maladies que ces derniers avaient observées, sur la manière dont ils les avaient traitées, et principalement sur les

1 . Il est utile, nécessaire même au praticien d'avoir une doctrine médicale. S'il est indécis sur celle qu'il choisira, il n'en doit pas moins s'évertuer à adopter la plus rationnelle.

2. Voir Daremberg, Histoire des sciences viédicalfs. Paris, 1870, 2 vol.

3. Andral, Zefo/w recueillies par Tartivel (Union médicale, 1852-1854).

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