Hérodicus était atteint d'une maladie chronique
bains, etc., elles encouragea avec plein succès e1 lité de professeur '.
Telle était, croyons-nous, la Grèce avant Hippocrate; par suite de l'entente plus parfaite qui régna entre les médecins^ on ne tarda pas avoir naître des Ecoles; les plus célèbres furent celles de Cyrène, de Rhodes, de Cnide et de Cos. Nous ne savons à peu près rien des deux premières, et il n'existe, suivant Littré, aucun monument médical que l'on puisse leur rapporter. Néanmoins, d'après Hérodote, les médecins de Cyrène tinrent au vi® siècle le second rang- après ceux de Grotone, et Galien signale à son tour une Ecole à Rhodes, fondée, dit-il, parles Asclépiades, et déclinant à mesure que Cos et Cnide brillaient d'un plus vif éclat.
Quoi qu'il en soit, les doctrines de l'Ecole de Cnide furent publiées sous le nom de sentences Cnidiennes ; Hippocrate en a fait la critique dans son Traité des maladies aiguës. Cnide fut la rivale de Cos; de son sein sortirent des hommes dont les noms ne nous sont pas tous parvenus. Le plus ancien des Asclépiades Cnidiens fut Euryphon, que citèrent Platon le comique, Rufus, Cœlius Aurelianus et Galien lui-même. D'après les recherches de Littré , plusieurs ouvrages de l'Ecole de Cnide auraient été par erreur englobés dans la collection Hippocratique *, et le savant bibliographe mentionne deux passages de ce troisième livre des maladies où il est question d'un bruit de frottement pleural et d'un bruit de gargouillement perçus dans quelques cas d'épanchements pleurétiques, avec ouverture des bronches dans la cavité pleurale,
1. Il eut le tort cependant de prescrire ces sortes d'exercices contre tous les états morbides indistinctement. Les affections aiguës se montrèrent probablement un peu réfractaires à ce genre de traitement.
2. P'' et 3e livres du Traité des maladiex, et le livre des affecHons internes.
« germes précieux, s'écrie Aiidral, d'une méthode d'observation qui a sommeillé pendant2400 ans, pour se réveiller enfin de nos jours, fécondée par le génie de Laennec». De son côté, l'Ecole de Cos colligea ses doctrines dans les Prénotions Coaques, que plusieurs considèrent comme antérieures à Hippocrate,
C'est au momeni où les deux Ecoles rivales consignent chacune leurs travaux respectifs dans des livres destinés à représenter leurs impérissables principes, et où le grand siècle de Périclès va faire resplendir la Grèce du vif éclat de ses lumières, au point de vue artistique et littéraire, que se montre celui qu'on a si justement surnommé le Père de la Médecine^ et Hippocrate puisera son instruction médicale à trois sources fécondes : les temples, la philosophie, les gymnases.