COMMENTATEURS APRES GALIEN
Domnus et Attalion sont cités comme interprétateurs des Aphorismes clans le commentaire attribué à Oribase.
Philagrius et Gésius analysèrent également les Aj)horismes.
Asclepius s'efforça d'expliquer Hippocrate par lui-même.
Palladius, l'iatro-sophiste Alexandrin, s'occupa du Traité des fractures et du VP Livre des Epidémies (vu® ou viii"" siècle de l'ère chrétienne).
Jean d'Alexandrie, dont il ne nous reste plus qu'un fragment de commentaire sur le Traité de la nature de Venfant.
Etienne d'Athènes expliqua les Aphorisr)\es et le Pronostic.
Théophile ou Philothée commenta les Aphorismes.
Damascius.
Dès cette époque, les travaux des Grecs firent place à ceux des Arabes, qui commentèrent eux-mêmes Hippocrate, jusqu'au moment où l'Occident rentra en possession de l'héritage scientifique des anciens...
Citons quelques traducteurs' plus modernes :
L'édition de Fabius Calvus fut la première imprimée; elle parut en 152.'} et a été reproduite à plusieurs époques, notamment à Bàle, en 1526.
La première traduction grecque est due à Aide (1526); elle fut suivie, douze ans après (1538), d'une autre interprétation publiée en même langue par les soins de Janus Cornarius (Hanginbot ou Hambutt).
S. de Gorris (i548), commentateur estimé d'Hippocrate.
Mercuriale, en 1588, traduisit les Œuvres entières, divisa la collection en quatre classes et basa ses critiques sur des fondements peu certains.
Vers cette époque aussi, Jacques Houlier (1579) et Louis Duret (1.588) se rendirent célèbres comme commentateurs du vieillard de Cos.
Anuce Foes, en 1595, fit paraître en Allemagne une nouvelle édition qui est le travail le plus complet du temps.
Vallès (1598).
Claude Tardy (1667) et Dacier (1697), premiers traducteurs français des Œuvres d'Hippocrate.
Van der Linden et René Chartier donnèrent chacun, vers le milieu du xvii<= siècle, une édition gréco-latine.
Cent ans après, Mack (1 743-1749) attacha son nom à un splendide ouvrage qu'il a malheureusement laissé inachevé.
Grûner (1744-1815), remarquable par la concision et la clarté de son style, n'ajouta à peu près rien aux écrits de ses prédécesseurs.
Ackermann (1756-1801) soumit les écrits d'Hippocrate à un contrôle sérieux, pour s'assurer de leur authenticité.
Pierrer (4806) et Kûhn (1825) reproduisirent la traduction de Foës.
Grimm (1781-1792), traducteur allemand, fort apprécié, de l'Œuvre Hippocratique.
Kurth Sprengel (1792), disciple de Grûner, et auteur d'une apologie d'Hippocrate.
Gardeil (1801), de Mercy (181M832) et Pariset (1817-1830) ont donné une série de publications relatives aux ouvrages du père de la médecine.
Piquer (1757-1770) dota son pays d'une version espagnole, et Francis Adams a récemment publié une version anglaise de divers livres Hippocratiques.
Link (1814) divisa la collection en six classes et attribua chacune d'elles à un auteur différent.
Littré (1840), par son excellente traduction, a édifié au vieillard de Cos un monument digne de lui et de la médecine elle-même K
Daremberg (1843) a conquis par ses Mémoires et ses Œuvres choisies d'Hippocrate un des premiers rangs parmi les commentateurs.
Enfin Pétrequin (1877) s'est appliqué à traduire la partie chirurgicale de l'Œuvre Hippocratique 2.
Plus on s'éloigne d'Hippocrate, moindre est l'intérêt qui se rattache à ses commentateurs ; aussi avons-nous omis à dessein les noms d'ungi-and nombre d'entre eux, pour n^ citer que les principaux.
1. Œuvres complètes, traduction nouvelle, avec le texte grec en regard coUationné sur les manuscrits de toutes les éditions, par E. Littré. Paris, 1839-1861, 10 vol. in-8.