‹ Précis d'histoire de la médecineChapitre 54 sur 179 · IIIPPOCRATE ; SA VIE ET SES COMMENTATEURS · texte numérisé non relu

IIIPPOCRATE ; SA VIE ET SES COMMENTATEURS

La plupart de ceux qui figurent après Galien ont été unanimes à s'inscrire en faux contre l'unité d'origine des livres Hippocratiques. Au temps même du célèbre médecin de Pergame, de sérieuses difficultés se présentèrent pour séparer les écrits du père de la médecine de ceux qu'on lui attribuait faussement. Ces difficultés n'ont fait que s'accroître, et aujourd'hui bien des siècles se sont écoulés, mais la lumière ne s'est pas faite. De nombreuses altérations ou corrections apportées au texte primitif augmentent encore l'hésitation des commentateurs ^ Il est probable en outre que divers ouvrages des fils d'IIippocrate, de son gendre Polybe et de plusieurs autres médecins de l'époque, ont été par erreur englobés dans la GollectioE dite Hippocratique.

L'histoire doit être impartiale, et ne vaut-il pas mieux d'ailleurs se montrer scrupuleux observateur des faits que de vouloir ajouter sans raison un nouveau fleuron à la couronne d'un homme dont la gloire est assez grande pour ne pas avoir besoin qu'on lui attribue ce qui ne lui appartient pas ?

Les auteurs de tous les temps ont été en dissidence à l'effet de savoir quels sont les ouvrages dont la paternité réelle est due à l'illustre médecin de Cos. Nous ne saurions passer en revue les diverses listes dressées par les anciens historiens, et nous donnerons seulement l'opinion de trois médecins modernes, pour prouver combien grande est encore de nos jours la divergence à ce sujet.

Littré, dont la compétence philologique n'eut d'égale que

1. « Artémidore Capiton et Dioscoride, chargés, sous l'empire d'Adrien, d'une révision des Œuvres d'Hippocrate, sont accusés d'avoir poussé l'audace des corrections au delà de tout ce que des éditeurs se sont jamais permis, et d'avoir corrompu le texte en une multitude d'endroits. » (Dezeimeris, Dict. hist. de la médecine.)

Voir Ed. Auber, Institutions d'Hippocrate, 1864.

l'érudition, attribua à Hippocrate les traités suivants

De l'ancienne Médecine.

Des Airs, des eaux, des lieux.

Le Pronostic.

Les Aphorismes.

Des Plaies de tête.

Des Fractures.

Des Articulations.

Des Instruments de réduction.

Du Régime dans les maladies aiguës. Le Serment. Epidémie (1" et 3'= Livres). La Loi.

Malgaigne, qui fut lui-même un helléniste distingué, considérait comme provenant du père de la médecine les ouvrages dont les noms sont indiqués ci-dessous :

Des Airs, des eaux et des lieux.

Le Pronostic.

Epidémies (1" et 3° Jàvres).

Les Fractures et les Articulations.

Le livre II des Prorrhétiques.

Les Aphorismes.

Enfin, suivant Renouard, les écrits authentiques dllippocrate seraient :

Le Pronostic. Le Traité des airs, des eaux et des

Quelques Aphorismes. lieux.

Les Epidémies (1" et 3° Livres). Des Articulations.

Le Traité du régime dans les mala- Des Fractures,

dies aiguës. Des Instruments de réduction .

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