‹ Précis d'histoire de la médecineChapitre 7 sur 179 · PREFACE. XI · texte numérisé non relu

PREFACE. XI

des monuments précieux. Ces illustrations médicales ont été d'ailleurs généreusement suivies dans la voie féconde qu'elles avaient tracée ; chacun a voulu porter sa pierre à l'édifice, et la plupart de nos nosographes comptent au nombre des historiens de la Médecine.

Mais ce n'est pas seulement avec la Philosophie médicale que cette histoire a des rapports étroits, les mêmes liaisons existent encore avec l'Anatomie, la Physiologie, la Thérapeutique, la Pathologie. Nous sommes ici sur un terrain facile et où toute démonstration serait superflue ; qu'il nous sufTise donc de rappeler que si, comme personne n'en doute, les divers progrès de ces sciences se sont effectués à travers les âges, c'est à la tradition médicale, c'est aux annales de la médecine que nous devons la connaissance de leurs parties constitutives.

Puisqu'elle embrasse dans sa complexité toutes les autres sciences médicales, combien son étendue doitelle être considérable ! Et c'est avec raison que l'éminent professeur chargé de son enseignement à la Faculté de Paris, M. Laboulbène, disait naguère « que la vie d'un homme ne suffirait pas à l'ajDprofondir ».

En nous efforçant de montrer l'union qui existe entre l'histoire delà médecine et l'ensemble des connaissances qui se rattachent à l'art de guérir, nous croyons faire ressortir sufTisamment l'utilité de cette histoire. Au reste, dès 1829, Littré, dont la compétence est si connue en pareille matière, écrivait : « La science de la médecine, si elle ne veut pas être rabaissée au rang de métier, doit s'occuper de son histoire et soigner les vieux monuments que les temps passés lui ont légués». Que dire d'une personne qui, sachant qu'elle

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