‹ Précis d'histoire de la médecineChapitre 82 sur 179 · Galien, De laméth. thérap, à Glaucon. II, xii · texte numérisé non relu

Galien, De laméth. thérap, à Glaucon. II, xii

138 ÉCOLE d'aJ.EXANDRIE. — MÉDECINE ARABE.

SUC de pavot. Les purgatifs étaient administrés de son temps pour dissiper la cacochymie. de même que la saignée fut usitée pour diminuer la pléthore. Il se servit rarement de spécifiques ^ et fit des ventouses le même usage qu'Hippocrate 2.

L'ouvrage qui a pour titre De sanitate tiiendâ est le plus ancien traité d'hygiène que nous possédions : les divers agents susceptibles d'altérer la santé y sont passés en revue, et Galien étudie successivement le rôle que sont appelés àjouer l'air, le régime^ le repos et l'exercice, le sommeil et la veille, les sécrétions, les passions de l'âme,

etc Ses conseils sur l'enfance, la vieillesse, les divers

tempéraments, resteront toujours des préceptes fort judicieux.

Enfin, bien que la plupart des écrits chirurgicaux du médecin de Pergame ne soient pas arrivés jusqu'à nous ', nous savons qu'il connut la ligature des vaisseaux en cas d'hémorrhagie, et dans l'histoire qu'il nous rapporte d'un médecin inexpérimenté qui fut assez malheureux pour léser plusieurs artères, il arriva à temps et put recourir avec plein succès à ce procédé d'hémostase. La partie chirurgicale où il se montre le plus exercé et le plus habile est incontestablement celle qui a rapport aux bandages *.

Au point de vue obstétrical, il n^ajouta à peu près rien aux maximes d'Hippocrate, et il est peu probable qu'il ait jamais pratiqué Fart des accouchements.

1. Néanmoins on le vit employer la cendre d'écrevisses contre la rage avec une absolue confiance.

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