‹ Précis d'histoire de la médecineChapitre 81 sur 179 · Cachexie palustre · texte numérisé non relu

Cachexie palustre

leurs effets primitifs ou immédiats d'avec leurs effets secondaires ou éloignés.

Galien eut plusieurs fois l'occasion de préparer la thériaque •, et nous le voyons même prescrire, dans le cas d'éléphantiasis, la chair de vipère en sauce blanche.

« La chair des vipères, dit-il, est un médicament merveilleux contre l'éléphantiasis. Faites-les manger, comme vous l'avez vu faire aux Marses, éleveurs de bêtes et de serpents^ en leur coupant d'abord la queue et la tête sur une longueur de quatre doigts, puis en leur enlevant tous les viscères et la peau, ensuite en leur lavant le corps dans l'eau. Jusque-là la préparation est semblable à celle de la thériaque ; mais le mode de cuisson diffère. Pour la thériaque, nous ajoutons dans l'eau de l'aneth et un peu de sel ; contre l'éléphantiasis nous préparons les vipères à la sauce blanche, comme des anguilles dans un plat. Voici le procédé : Versez beaucoup d'eau, un peu d'huile, et avec l'huile du poireau et de l'aneth. Il convient évidemment de faire bouillir la chair des vipères jusqu'à ce qu'elle devienne parfaitement molle. Le médicament même préparé avec des vipères et que l'on nomme antidote thériaque, est pris avantageusement en potion par les individus ainsi affectés, et sert, si l'on veut, pour frotter la peau *. »

Les vertus aphrodisiaques de la menthe ne lui échappèrent pas,, et l'anis lui parut un stomachique et un carminatif. Sur ses vieux jours, il contracta l'habitude de manger tous les soirs une certaine quantité de laitue à son dernier repas, dans le but de se procurer un repos salutaire, et connut également les propriétés calmantes dont jouit le

1 . La formule originale de cet électuaire n'a été reproduite que dans la Pharmacopée du Piémont.

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