‹ Précis d'histoire de la médecineChapitre 84 sur 179 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

ORIBASE, AÉTIUS, ALEXANDRE DE TRALLES, PAUL d'ÉGINE. '

La médecine entre après lui dans une période de transition qui en ralentit le progrès. H se trouve néanmoins

1. Galien connut la nature particulière du pus qui provient des os, la signification qui se rattache à l'issue de l'air, dans les cas de plaies de poitrine ; il sut également que la rétention ou l'émission involontaire de l'urine

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quelques hommes pour conserver intact le flambeau de la science ; de ce nombre sont Oribase et Aétius, plutôt compilateurs qu'auteurs de nouvelles doctrines.

Mais la domination semble vouloir se concentrer de toute part entre les mains d'un seul ; l'autorité de Galien règne sans rivale en médecine , et chacun place son ambition à devenir son apologiste. Dans une autre sphère d'idées, le monothéisme est venu substituer une volonté unique aux pléiades de dieux et de demi-dieux, et on voit, sous les coups de la pure morale prêchée par Jésus-Christ, sombrer avec fracas les superstitieuses pratiques du paganisme : les reliques de nos saints vont remplacer les charmes, et on croit lire dans les oracles rendus par les sibylles la prédiction du Dieu Sauveur '.

L'Eglise accorde d'ailleurs sa haute protection à toutes les sciences et, quelques siècles plus tard, elle en sauvegardera elle-même leprécieuxdépôt, a durant cette longue etlaborieuse éducation despeuples » que l'on appelle moyen âge. « L'unité de la science parGalien et Aristote, écritDaremberg, comme l'unité politique et religieuse de l'Occident par l'Eglise, ont sauvé le moyen âge. Il faut aux peuples enfants l'autorité, aux nations adultes la liberté ! d

La médecine elle-même s'imprègne à ce contact d'un nouveau mysticisme, et on voit l'ombre de saint Pierre ressusciter les morts, en attendant que plus tard les monarques reçoivent avec l'onction sainte l'enviable privilège de guérir les écrouelles par l'imposition de leurs mains royales *.

pouvait être symptomatique d'une affection médullaire, et les signes auxquels on reconnaît la présence des calculs dans la vessie ne lui furent pas non plus étrangers.

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