Ultima Cumagi venit jam carminis se tas
d Magnus ab integro saecloruin nascitur ordo. {Virgile.)
2. On attribua ce pouvoir aux rois, depuis l'avènement de Philippe I" au trône de France et d'Edouard le Confesseur à celui d'Angleterre.
ORIBASE, AÉTIUS, ALEXANDRE DE TRALLES, PAUL d'ÉGINE. 141
Partout enfin les questions scientifiques se trouvent mêlées aux disputes théologiques, et la véritable lumière ne jaillira qu'avec la Renaissance.
Oribase , médecin et ami de l'empereur Julien, eut pour patrie Pergame et vécut au iv® siècle de l'ère chrétienne ; ses écrits sont plutôt le fruit d'une compilation que d'un travail personnel. Le défaut d'originalité est d'ailleurs compensé chez lui par la clarté et la concision du style. Il nous indique parfois la clef dépassâmes obscurs de Galien, et plusieurs médecins de l'antiquité ne sont guère connus que par ce qu'il nous en dit. Quelques rares fragments de sa collection médicinale ont échappé au naufrage du temps* ; elle comprenait dès le principe soixante-douze livres, mais l'abrégé désigné sous le nom de Sy7iopsis et dédié à Eustathe suffit à donner une idée assez claire de cette volumineuse encyclopédie. Enfin Guinther a mis au jour des commentaires sur les Aphorismes d'Hippocrate, qu'il attribue fort gratuitement à cet auteur.
Oribase emprunta ses connaissances anatomiques à son illustre prédécesseur ; aussi l'appela-l-on, avec assez de raison, singe de Galien. Sa description des glandes salivaires semble pourtant lui appartenir en propre *. En pathologie, on lui attribue la découverte d'une forme particuhère de mélancolie, dans laquelle les personnes affectées sortent le soir de leurs habitations, pour errer dans les cimetières jusqu'à la pointe du jour :
« Vous pouvez les reconnaître à ces symptômes : ils ont