‹ Précis d'histoire des temps modernes, depuis la formation du système d'équilibre des états européens jusqu'à la Revolution françaiseChapitre 13 sur 89 · XL S · texte numérisé non relu

XL S

AngtiM* Ahm k Ftame, ^otqm hùgaée àes immenses efftNrt» cpi'elte màk fms^ n'était pa» emm^m

épiusée. Elle avivu accable le dire de Savf^ie, le comte palatin, et il lui restait encore (ies re^oiirces pour ocmlinuer à lutter contre ses autres ennemis. Mais 1^ peuple était fatigué de ia guerre y el Loui» XIV lup^ même deairait la pats* H prévoyait la mort prochame du roi d'Espagne, et il lui importait de dissoudre la coalition des ennemis de la France, avant que la sikh cession de ce monarque fût ouirerte.

Paix de Rjrst^iek. Pour arriver à la pmx , il n'y avait qu*un moyen : c'était de diviser les coalisé»^ Louis XIV Tentreprit et réussit^ en olTraiu des conditions avantageuses aux uns, pour taire ensuite la 1^ dux autres* La défiectioa du duc de Savoie , qu'il pay^ vint à détucher de la ^ande alliance, fut un premier acheminement à la pacification de l'Europe.

Après la défection du duc de Savoie, il arriva, comme à la paix de Nimègue, que chacun des princes confédéré» prit le parti de traiter séparément^ L'Espagne d'abord^ puis rentpetenr souserivirent à la neutralité deritaKo, Enfin, un congrès pour la [)aix gt^nérale s ouvrit au chà^ teau deKyswick, en Hollande, sous la médiation de la Suède ) le 9 mai 1697. Louis XIV avait sur pied quatre armées qui devamit servir à hâter k marche des né** gociations. Il apporta dams ses propositions une modération extrême dont le» alliés cherchèrent d'aLoi'd à abuser. Plus il accordait, plus on lui demandait; plufr il se montrait facile, et phta on élevait de clifficukiës. Rebuté alors, il ât annoncer par aes ambassadefOf*^ qti*il ne se croirait point lié par ses premières propositioiij», si i on tardait, trop à les accepter, et qu'il en ferait de nouvelles moins avantageuses aux alliés. Gouo déclaration du. roi^ et la prise de Barcelone par le àmt de Vendôme , hâtèrent la cxinclusion du tmité. La pMl entre 1 Angleterre, 1 Espagne, les Etats Généraux et la

France, fut si^ëe le ao septemlH^ ^^97- Louis XIV rendit à FElspagne toutes ses conquêtes du côte dts îfy^nées, et, en Maudiie, Luxembourg^ Mons, Ath^ Cowtvai Maés il verafimt pour roi légitime d'Ange* laive, Gutihiixnie , qu'tt svail: tmii» juscfu'alors «fusov-* pateur et de lyian, et il ne fut j^as question de Jacques II dans le traité. Il restitua a 1 Empire Fribourg, Brâaeh, liehl, Philipsbourg, et consentit à raseï* le» fortereascB de S<raâfaoBrg aur le Rhin, le fort Loub, Trarbaeh, le Mont-Ro^L Ce hst enfin par la pak de Ryswick que la France rendit la Loi laine à la maison qui possédait ce duché depuis sept siècles. Léopold, fik oe Cbarlea V, rentra en poeaeaaion de sa sourerainecé, et par ses soins la Lorraine redennt? bientdt floi4s8»nte , pendant que la Franee dépérissait dans les dernières années du règne de Louis XiV,

S VIIL Guerre pour i^a succession d'Espagne (ijoo-

Prétentions élei^ées par rAtUrickê ^ la B altère et la France velaiwement a la succession Espagne [iQ^'^^ i^oo). — ^La paû de RyAwiek^ qui terminait la guerre pour la suocaasion d'An^teerre, n avait été au fond qu'une trêve acoovdée auï soutirantes de l'Europe'.

« Une grande affaire, dit M. Michelet, occupait TEurope. 11 ne s'agissait plus de telle ou telle provinee d^Ëspagne, mais de la monarchie espagnole tout en** tiire, avec Naples, les Pay»JBas, les liides« On sait que Gliaries«Q«iint s'était oouobé ^ivimt dans son cercueil, et qu'il avait assisté à ses funérailles. Charles II, le deroier de ses descendants, assistait à ceiW de la moiMirchîe. Ce YÎeittard de tEtnteHMuf ans , gouremë per sa femme, par sa- mère, par son confesseur, influencé par terut le monde, ikisait et défaisait son testament. Le roi de France, Tempereur, le prince électoral de Bavière et le àmx de Savoie, tous sortis '

iy2 HISTOXAB DBS MODB&IIBS.

de princesses espagnoles, se disputaient d'avance ses dépouilles. On s accordait tantôt pour le Bavarois,

tantôt pour TAutrichien : on parlait aussi de démembrement. Le pauvre roi voyait vivant tout cela; il en était indigné. Tout ce qu'il savait, ignorant et incertain qu'il était, c'est qu'il voulait garantir l'unité de la monarchie es^gnofe. I) s'arrêta au prince le plus capable de maintenir cette unité, il choisit un petitfils de Louis XIV; puis iàisaot ouvrir les tombeaux de r£scurial, il exhuma son père, sa mère, sa première femme , et baisa leurs os. Il ne tarda pas à les rejoindre (1700) (i). »

Les principaux événements deTintervalle qui sépare les deux deruières guerres du règne de Louis XIV sont parfaitement résumés dans le passage que nous venons de citer. Nous allons en présenter le développement.

A ré|i()([ae où fut signée hi paix de Ryswick , Charles 11 languissait menacé d*une mort prochaine. Ce prince était souverain de TKspagne, de Naples, de la Sicile, de la Flandre, du Milanais, du Mexique et du Pérou. Comme il n'avait pas d'enfants, et qu'il ne pouvait plus guère en espérer, sa succession allait devenir vacante. Presque tous les souverains de TËurope dévoraient d avance en idée cette immense succession , et s'apprêtaient à faire valoir, leurs droits ou leurs prétentions. Louis XIV et l'empereur Léopold descendaient tous dttux de Philippe 111 par îes femmes^ mais Louis était iils de i aînée. Le dauphin avait un plus grand avantage encore sur les enfants de l'empereur, c'est qu'il était fils de Marie-Thérèse, fille de Philippe IV. Mais l eniperenr alléguait les renonciations authentiques et ratifiées de Louis XlIT et de Louis XIV à la couronne d'Espagne ^ ensuite le nom d'Autriche, le sang de Maxinûlien dont Léopold et Charles If descendaient également; l'union presque

(i) Micheiet , Précis de l'histoire de France, p. 267.

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