‹ Précis d'histoire des temps modernes, depuis la formation du système d'équilibre des états européens jusqu'à la Revolution françaiseChapitre 12 sur 89 · I.mtB III. CHAFITRB I · texte numérisé non relu

I.mtB III. CHAFITRB I

ii*€iit que tffOM cents Komines de tués; Fennend

en perdit quatre mille. Après cette victoire , toute la Savoie se souniil au roi, à TexceptioTi de Moiitinélian (1691). Catinat, sans s'arrêter devant cette place » pénétra dans le Piémont, força le Pas de Suse, comine autrefois Louis XIII, s'em para de Sme, de Montalban, de Villefranchc ,deNiçe, réputée imprenable, de Veillane, de Carinagriole , et revint ensuite Jcvaiit Montmélian dont il se rondit maître après uh sié^e opiniâtre.

Malheureusement la France avait à laire fece à Tenneroi sur toutes ses frontières* On diminua Farmée de Catinat, au moment même où le duc de Savoie augmentait la sieniie ^169 3). Catinat tut alors obligé de se tenir sur la défensive. Mais ayant ensuite reçu quelques renforts, il deseenéît des Alpes vers la Marsatlle et remporta une seconde victoire non moins glorieuse que celle de Staftarde (4 octobre lôpS). Le duc de bavoie y perdit huit mille hommes, et se trouva d^uis lors tellement affaibli, quil n'entreprit plus de tenir tète aux Français en bataille rangée.

Le maréchal de Luxembourg, qui combattait à Tautre bout de la France, n'était pas moins heureux que Catinat. Le I jui llet 1 690, il gagna sur le prince de Waldeck ia bataille de Fleurus. Huit mille prisonniers, six mille «wrts, deuK cents drapeaux, la fuite des ennemis furent les iiiiiiques (ie ia vu toire. Le roi Guillauiiie III, qui .venait de vaincre son beau-père en Irlande, et dont le fléaie si fécond en ressouroes tirait quelquefois plus a avantage d*une défaite que tes Fmnçais n'en tiraient de leurs victcures , repassa la mer après la bataille de Fleurus. Il rallia jiics de Bruxelles les restes de l année vaincue, la forliha de divers corps d'Anglais, de Hollandais et de Flamands, et se trouva bientôt en état d'opposer au maréchal de Luxembourg tihé nouvelle armée aussi nombreuse que la sienne.

Les deux armées étaient fortes chacune d'environ

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quatre-vingt mille boiniiie&« Le inaréchiU de Luxembourg mit le siège devant Mons. Louis XIY vint

prendre pan aux travaux de l armée, et fit son entrée dans la ville après neuf jours de tranchée ouverte en présence de l'ennemi (1691). Puis il reprit le chemin de Versailles Tannée suivante (1692). Mais il reparat au siège de Namur. Cette place, la plus forte des Pays-Bas, par sa situation au conjfluent de la Sambre et de la Meuse ^ et par sa citadelle bàtie sur un i ocher^ fut emportée après un siège de huit jours. Après cette conquête, Louis XIV retourna de nouveau à Versailles, et laissa Luxembourg tenir tete à lennemi. Guillaume brûlait du désir d'eFfacer la honte que la prise de JSamur avait fait rejaillir sur lui; le 3 août, il vint attaquer Luxembourg à Steinkerque mais il fut vaincu , et forcé de> battre en retraite après avoir

perdu plus de sept mille liomnies.

Un an plus tard, le maréchal de Luxembourg mit le sceau à sa réputation miUtaire par la brillante victoire qu'il remporta près du village de Nerwinde^ à quelques lieues de Bruxelles (39 juillet iSSgS). Le roi Guillaume charfi|'ea à la tète d'un régiment français, composé de gentilshommes que la révocation de 1 edit de JNantes et les dragonnades avaient forcés de quitter leur patrie. La victoire fut chèrement achetée* Vingt mille morts restèrent sur le champ de bataille ; douze mille du cùté des allies , huit mille du côté des Français.

Les victoires de Fleurus , de Steinkerque et de iNfer- . wiude avaient rempli la cathédrale de Paris de drapeaux enlevés à l'ennemi* On n'appela plus le maréchal de Luxembourg que le tapissier de Notre-Dame. Toutefois ces victoires restaient stériles, et ne produisaient aucun avantage. Guillaume 111 n'était jamais plus re» doutable qu après une défaite. 11 eût fallu, quinae jours après chaque victoire, lui livrer une nouvelle bataille } pour rester maître de la campague.

UTBB m. aumiix i. 169

Déjà la France oommençait a être épuisée. Les hommes et Fargent manquaient également* Un hiver

rigoureux, suivi dune année de famine, ajouta à la détresse publique. Le peuple périssait de misère peu* dant que les prêtres chantaient des. Te Deum pour célébrer nos yictoires. En même temps on voyait diminuer peu à peu cet esprit de confiance qui avait animé jusque-la les troupes françaises. A partir de Tannée 1693, Louis XIV cessa de paraître à leur tête. Louvois était mort; et son fils Barbezieux» jeune homme de dix-huit ans, le remplaçait maK Enfin la luort du maicclial de Luxembourg sembla devoir mettre un ternie à nos succès (169S). Peu de temps après, le roi Guillaume s empara de .Namur, quoique celte forteresse f&t défendue par une armée de seize mille hommes. Le maréchal de Villeroi arriva trop tard [)our secoui ir hi place assiégée. Il essaya de se venger de cette perte par le bombardement de Bruxelles: cetait une vengeance inutile.

La campagne de Tannée suivante (1696) n'offre que des faits d*arroes peu importants , et dont le peu de suite atteste la lassitude des partis.

L'année précédente les Hollandais s'étaient emparés de Pondichéry, tandis que les Anglais détruisaient les plantations françaises à Saint-Pomingue. Les Français répondirent à ces attaques par une guerre de partisans. Des armateurs de Sainl-Malo portèrent la désolation dans les possessions des Anglais à Terre-i>îeuve; et un armateur de Brest ravagea celles qu'ils avaient à Gambie en Afrique. Le chef, d'escadre Pointis sur* prit, en 1697, la ville de Carlhagène, entrepôt des trésors que l'Espagne retirait du ÎVIexicpie. Le dom- Biage qu'il causa aux Espagnols iut estimé vingt miU lions de livres, et le çoin dix millions. Duguay-Trouin, Jean Bart, qui de simple matelot était devenu chef (l'escadre, se rendirent redoutables aux llollauduis et

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