‹ Précis d'histoire des temps modernes, depuis la formation du système d'équilibre des états européens jusqu'à la Revolution françaiseChapitre 32 sur 89 · II · texte numérisé non relu

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ohèrem encore plus fortement les colonies à la métropole. Le christianisme y transporta ses pompes extérieures, sa hiérarchie, ses moines, ses mission* naires, et, en 1570,00 7 inerodtrisit aussi rinquisition.

Quant à Tadministration commerciale, elle fut basée &ur le nionopolc. On se borna d'ailleurs presque entièrement à refiploitatiaji des inine& auxcjueiles on sacrifia Tagriculture, lindustrie et le commerce^ et quand on découvrit l'es riches veines de Zacoticas au Mexique (iSîa) efr du Potozi dans le Pérou (i545), les mallieureux indigènes furent employés à les exploiter. Ces races, peu accoutumées aux grands travaux^ épuisées d'aUlears par les cruautés des vicenroûl contre lesquelles les ordonnaitees du gouvernemeM étaient impuissantes, diminnaienlf seirsiblemeirf. Ellm se fussent l>ientôt éteintes sans le généreux H.n tlielemi de Las-Casas, évéque de Chiapa. Cet homme vertueux parvint enfin à faire écouter ses plani^es par Gbarles-Qcnnt, et proposa de transporter êtes eselfrves nègres en Amérique. Son con^eth fut suivi. De là, cet odieux cormnercer dont les hommes éclairés sont loi» d'avoir racore trtofnphé.

Depuis le milieu cm seizième sièche^ FEspagne augmenta cohsidéraicilement son eommeree et sa* puissance maritimes, en acquérant dms tes Indes orientales les possessions portugaises, et les Philippines (i564j, quoique son unique but fut d'y établir des missions, et que le zèle religieux soutint seul sa persévérance. Néan« moins, eHe ne doaoa- pas à ces iUs touîle Timportancei qu elles pouvaient tirer de lenr situation , parce qn*eHe; piit à tâche d*exploiter exclusivement le comuit rce de lous ces p^ys, vaste entreprise à laquelle il Lui dewilk impossible de saffire. L'Angleterre et la Hollande, 99 partageant Fempire des mers, entrèreni; bientôt en ccHicurrence avec elle, et lui enlevèrent ce qu*eUe nm pouvait défendre. Pendant la première moitié du dhMr

mpUOMt siècle, eller Mmbk m reAiser coAStarfnfKrent è toatei araéKcpnitîiM, et la sépointim du Pbrtugal vinv

encore lui enlever l«a€0k)nies possédée* en commun,

Mavs y veBs le milieu da dix*septième siècle , les eolonitts espagîM^es' acqiiirefilt plus de repos par stdce dM aUîafvee» que» la métropole coneltft af?ec les ara»

très puissances maritimes; il n'y eut, dti reste, aucun chang-ement eor>sidérable pendant le cours de cette époque* Les missionnaires jésuites iaisaient de rapides progrès sur les ri m* du iWai^^uay et du Msnra* giiof»; mais r Sarope n'y dMimit atieuiie attiention , et

les colonies elles-mêmes sen^^blîtient ne pas remarquer' la décadence de la métropole. G*était un monde qui ne lenaic de l'Espagne que le nom ; Timmense étendue de leur terrifoÎFeles mettarrt à Tabri des conquêtes, elf il n'y eut davis ce temps qw le9 ports de mer qui furent quelquefois ravagés par les pirateries des flibus-

S II. Colonies Poatugxl.

Les Pôrtm^âis commencèrent leuts expéditions et

lewrs découveites maritimes dès 14 12. A cette époque, Jean I*^ enleva aux Maures la ville de (.enta, et son troisième fils, le prince Henri, comprenant 1 avenir qui s'oQTratt à son pays, alla s établir sur la baie de Sagres, près du cap Saintp^Vincem, j fonda M eollége naval, et envoya deux vaisseaux qui s'avancèrent au delà du cap Nun, Tancieiuie limite des navigations portugaises; L invention de la boussole et de lastrolabe aidait, Madère fut déeoKWerte en 1 4 19, le e^p Boiadiwf doublé viugf a«s ptiMs tard', le* cap Vert franehi en 1446; enfin les Açores furent comptétement découvertes au milieu du quinzième siècle, ainsi que les îles du cap Vert. Lacompagnie d' Africj^ue, fondée en i44^ pour le commerce de la Guinée, s éiak mgêgée à pousser

29^^ HISIOIiUK BSA TSAiPS MOAfiHKBS.

les décoîivertes à cinq cents milles au sud dans l'espace de cinq ans^ cependant ce fut seulement en i^J^ que les Portugais passèrent Téquateur. On forma oes établissements sous la ligne, même dans les îles du Prince et d'Annobon ; mais bientôt le proorès des sciences mathématiques permit de faire de nouvelles découvertes* Ën i4^4} parvint au CongO| au Be» nin. Enfin, tandis que Cpvillan indiquait la route des Indes, Barthelemi Diaz , continuant de longer la cote occidentale d'Afrique, arriva au cap de Bonne-Espérance (i486), et douze ans après, Gania, doublant le promontoire, aborda dans les Indes (149S) à Mozambique^ sous le règne d'Emmanuel le Grand* Après aYoir échappé à plusieurs dangers, il fut favorablement accueilli chez le roi de Melin, et débarqua à Calicut. Une année s'était à peine écoulée (lej)uis son retour, qu'un premier comptoir fut établi par Cabrai à Cochin. D'autres chefs continuèrent son œuvre et étendirent la domination portugaise dans Tlnde, depuis la cote orientale d'Afrique jusqu a la presqu ile de Malaca, et aux îles Moluques, par une chaîne de factoreries et de places fortes faciles à maintenir dans un pays partagé entre un |[rand nombre de petits États. Mais ce rat surtout au génie de leurs premiers vice-rois (1), d'un Âlméida (i5o5-i5og), d'un Aîbu- (juerque (mort en i5i5), que les Portugais durent 1 accroissement de leur domination.

Le commerce des Indes était en quelque sorte entre les mains du souverain qui accordait la permission de l'exploiter, avait le commandement de la marine, et se réservait de plus certains monopoles. Il y avait là un germe de corruption qui se développa plus tard. Néanmoins, les colonies des Indes orientales restèrent les plus importantes; car les possessions d'Afrique

(^L^cur résidence était à Goa.

n'acquirent un grand intérêt que depuis le trafic des esclaves, et la côte du Brésil, découverte par Cabrai dès x5oo, n*eut d'abord d autres colons que quelques juifs et criminels déportés* Sous Emmanuel le Grand (mort en iS^i) et Jean III (mort en i557), les Portugais, seuls maîtres avec les Espagnols des contrées au delà de îocëan, agrandirent encore leur puissance et leur commerce aux Indes orientales* Établis alors à Ceylan, à Garoboïa, aux îles Sumatra, Java, Gëièbes et Bornéo, ils avaient le monopole du commerce des épiceries. Leurs relations s'étendirent surtout par des négociations avec la Chine à la faveur de Taccès que leur ménagèrent au Japon les jésuites missionnaires. Ils firent aussi des progrès dans le Brésil, où f agriculture ftit jusqua un certain point .encouragée. Mais ils n'y possédèrent jamais qu'une partie des côtes. En même temps les naturels Âirent forcés au travail avec une grande cruauté* La querelle survenue entre l'Espagne et le Portugal, pour la possession des Moluques, se termina par un arrai^ement en vertu duquel Charles- Quint vendit ses possessions trois cent cinquante mille ducats. Mais ce difi'érend valut au commerce et à la science le premier voyage de circumnavigation (Magellan^ i5i9<^i522).

Bientôt se manifestèrent des symptômes de décadence. L'aristocratie et le clergé avaient transporté dans linde leur orgueil, leur rapacité, leur fanatisme et la corruption de leurs mœurs. Aussi, le nom des Portugais y devint-il promptement lobjet de la haine publique. Leur puissance ne se releva un instant que sous don Juan de Castro (i545-i54H et sous don Louis d'Ataïde. Après eux elle continua à déchoir jusqu'au moment où toutes les possessions portugaises dans les Indes orientales tombèrent avec tout le Portugal au pouvoir de Philippe II (i58o). Quant à celles d'Afrique, elles n'avaient servi qu à fournir des esclaves

Digitizeci by

2^4 HISXOIiRJE P£â X£àW6 JIOUJBHNES,

f our reKpbilfrtiien du BnML LegiSUAomkmmtPwmm»

à roc< asion de (Ce conjm€a>ce avaient diooné lieu ,

à la foiiidatioji ^ Saiat^Paul de lA^mdAj ipim à Y<aocmf$tio» G^i^o ^et 4 Angola ifue tos misak»oairies se cabai^èreiit âe «naitteiiîr.

Placé parmi les puiî^sances du second ordre après sa s^aration de 1 Ë^ipi^ine, le Portugal perdit pt^e&que toutes ^sseftssions aux Indes fOncNutales : il f^jt ^ki6 heuraAX pG«r Je Brésil, jdont la ^prq{>riéftë Aiù <ftll; l^aatie ipar le tr>aité qu'il cxdinokit av^eo la HMmde^ vers le milieu du <lix-^ptième siècle. Un goiivei^ewmt batbile ^ut fix tea tirar Jie {>ltts^vadid|M]:ici ; mm ies Portugais «vucent que de iNMflMiiefiC€ dcfcoiHvdbaiide leurrerait plus aïMuuiageux, letioeâitè oejtteintcfntioii qu ils fondèrent Sai^U-Sacrvmentf en i68i. Les mines à<0r «ne fureat déc^wv^ea <|ae quelles années après. Oaos l'intmciir des lennefi) rmissionnaim jésuittf poussèrent lemm i«obeFdhes mr les mres du Mai»* gnon jusqu aupoiul ou ils be i cnconti ci ent avec ceux d'Eîipagne. ^

Dans les années iS'io a 'iS4o y ies HoUaiidais s'é*laient emparés ide presque «ootes les cotes , et ils eu iXHiservèrent la jouissanoe lors de la trêve «le i66c. En 1645? Isi fî^uerre recommença dans ces contrées lointaines, tandis les ^méiyropoles deoieuraient eu |iaiic« Juaa de Viera oombatiit les Hollandais avec avaa^ 41^. Enfin , le traité de i<66t Ms»ra aux Bemigais k

j)ropfiétc de ce pays, qui devait un jour devenir pour eux dîne sec4itnde paxrie. Les usines deiGévaés ne turent

4épouwAes^tt<w ^9^9 ^ toatpffrtwâèiiesteiLplwiiiisu^ eurent p^u 4e wooès.

^ UL ecu^ç^ss.

Daos le coNsant du ««emèine rSÎàoiie« jusfiu auApne* nûcMs aiMées 4u dix-s€|ptiièiu^ , |;aii4î^ que IXspa^f^

et le Pwtutjal exercaîent an delà de rOeéan ui^e domination que la Ho^ldmie t;t TAnglelerre con>mençaient à lenr dispuler, la France fit tmss'i des lenta- «ms paur fwiAwr des éMUmements cokmîaux. Mais la plupart Aireiit ifrfmctueHses. SansTemoiKer atnc colonies fondées par les Dieppois au Sénégal et (huis la Guinée des i365, rtous rappellerons seulement (juelques essais cemmeroiaiix dans les Indes, en i Ho l,- la découverte du oap SMon, par Âubert, en 1606; la prise de posaemwen de Terre^Netrve^ en iBsS; letaUiss^enwnt de Jttoq^aes Cartier dans eetle région et sm (Canada, en i535; les établissements fondés au cap Breton, en i54i; à Rio-Janeiro, en iSSyi au Bastion de Fvance (Aigérie), en f56e. Du reste, éam ees expéénitms^ m n'arvaît pas atiCant en yue la créefeiovi de quelque t^crfome agneole que l'exploitation du coniniercedes pe^lteteries et de la pêche. Ainsi, la pèche de la morse était l'unique objet de ia colonie qm se développa à "TeiTO-jNeuve vers Nos entreprists e^rariales qui arvaîent réussi ti 'acquirent de 4*mpor* ta«ee q»u'à partir de Tannée 1608, lorsque les possessions de TAcadte ou JN ou veiie- France (acquise en i6o4) et dn 'Canada (t6o6) purent être protégées par la Ibrteresee de Québec. JLes efforts de Rfctielîeu poer a«6wer au ^p&ywmae «fie paît dans le tseimnerce des Indes orientales ne furent suivis d'aucun succès. A la nïèine époque, un grand norn-bre de Français se fiscèvent ^ns phisîeurs Mes des Indes eecîden taies, et toutes leurs efin^rîses réusment; mais elles ne ae

f as A fÉtat et restèrent propriété particulière.

¥oici l'-énumération de nos entreprises CQiK>Riales ^ di^uîs sêfS josqu en t664 :

«i^Sd8. Fondation Ae ^Québec.

i4&4* Fren^iers établissements dansllnde*

hqQ histoire des temps modernes.

i6a5. Établissement à Saint-Christoplie (AntUles)»

. 1626. — à Sinnamary (Guyane),

1626. Premier etahlissement au Sénësfal.

1628. ]Nouvel établissement au Bastion de France. 16S0. Établissement à Gonanama (Guyane).

i634« — & Gayenne.

i635. — ^ à la Mariinique.

i635. — à la Guadeloupe.

1 642. à rîle Bourbon.

1642. Premier établissement à Madagascar. 1644* Construction du fort Daupmn (à Madagascar).

A partir de cette époque, la France prit une part fort active au système colonial , et son gouTernanent ne tarda pas à donner une attention sérieuse à ce nouveau genre de commerce. Elle exploita principalement dans les colonies trois diverses sortes d industrie : le commerce proprement dit, Tagriculture et les plantations* Ces entreprises ne réussirent pas également : l'administration française, voulant tout soumettre, ne cessa de contrarier les entreprises commerciales ; le caractère national, impatient et peu propre à supporter une longue contrainte, mit obstacle aux succès des exploitations agricoles ; il n'en fut pas de même des colonies à plantations; ici le

]j]anteur n avait qii à exercer une inspection facile, et it s bénéfices considérables qu'il retirait prompteaient de ses entreprises excitaient son zèle à les étendre : les Français réussirent au delà de toute espérance dans les exploitations de cette nature.

Si le gouvernement Irancais suivit à l'ésfard du commerce maritime le système de vexation qu avaientadopté toutes les autres puissances^il se montra du moins plus libéral sous d autres rapports. Il n interdit point aux étrangers de parcourir les colonies de la France et

LIVaB IZI.- CHAFITAB IV, ^QJ

d*y former des établissements. Le ministre delà marine lut seul chargé de la surveillance, qne d autres gouvernemenu avaient confiée à des commissaires spé» ciaux ; enfin , 1 administration militaire et civile des possessions françaises au delà des mers fîit partagée entre un gouverneur et un intendant, qui clivaient agir de concert dans toutes les occasions importantes.

Quant au commerce proprement dit, Colbert céda tou^t à fait à l'esprit du temps , tant pour le système des règlements prohibitifs que pour celui des com-* pagnies exclusives : il leur accorda des privilèges nombreux; et, malgré tous ses soins, aucune de ces compagnies ne prospéra longtemps. Le commerce n'obtint quelque succès que dans les lieux où il fut entièremetit libre.

INous avons dit ([ue les Français avaient fait des établissements particuliers dans plusieurs îles des Indes occiden taies f Colbert « en les achetant, les fit passer dans la main du gouvernement , et y établit une administration régulière.

Les colonies établies dans les îles de la Martinique, de la Guadeloupe, de Sain te- Lucie, de Grenade et des Grenadillel, les petites iles de Marie-Galande, Saint- Martin } Saint-Christophe^ Saint-Barthélemi , Sainte- "Groix et de la Tortue, avaient été d abord vendues par leurs tbiidaleurs , les premières à des particuliers, les cinq dernières aux Maltais, en i65i; Colbert les racheta toutes pour moins d'un million, et aux frais du

Îlfouyernement. Ën 1664 > une société envoya des coons à Gayenne, mais cette dernière entr^rise eut

peu de succès.

La France s'empara aussi, vers le même temps, de cette portion de Tîte de Saint-Domingue qui devait devenir dans la suite la plus importante de ses posses* siens maritimes. Elle dut cette acquisition , comme celle de plusieurs autres îles, à la tyrannie des Espa-

2^8 HisTCwui m» wvam hmarnes.

tous les ètmngm en «Bm»is , ^i^msèixnit auai In»

das occidentales une guerre peniianente , dont le i'éj^ultat fut de pousser tous ceux qui «cherchaient ides étabUss^mrats àJes conquérir par la pira^ria elfm ia force des arioas* Telte4'ut Tarigiriie^e tces hmemi flibustiers qui basent Les p^men foBdateiirs de kt colonie française de Saint-Domingue. A la ^paix de «Byswick, toute la partie occideniaie de cette île de» jMura à la flnuice, sans que le consentement de i'£s* .paigae f4t cepewkiit «xpramé; mais il kt bit plus tainl lorsque le petit-fils de Lcuûs XIV «monta sur le trône de GharJes II.

Les boucaniers et les ilibustiers cominencèrent leurs conquêtes, en i63o, en expulsant les Français te^ las Angla^ 4e Ijîie 4e âaint4^hristcfiie. Us se finent m établisseineiit daiisTiile<de la Toruie, puis ils s eml^rèrent de la cote occideotale de Saint-Domingue ; et, jsa 16649 la Fcaace leur ireuoaiMt cette pjx^priéié et les prit sous sa protection.

la première compagnie frwMi^ée pour le cornjnerce des Indes occidentales fut étaKUe en 1664 ; la contrebande lui fit un si grand préjudice,'*qu'au bout ide vingt ans elle fut obligée de se dissoudre. X4a £a» /Milté de comsaercer fut accordée à tous les Francnis; jwais ou la soumit à 4de telles i^esitnctiaus, qu il en résulta peu de profils.

Il était d'ailleui s iaj,possible que ces colonies prospérassent rapiden^eut, tantt que les ^productions qu'on y recueillait u émmt pas d^enuas eu Europe Tobjelt aune consommation universelle. Ayant àsi culture d«i café, Xe su<m M le ceten fiirent les principaux objets du commerce de ces îles. La compagnie des Indes occidentales, fondée par Colbert, eut pour damaioe nou*^ulemeflkt toutes Les possessions françaises ^ Anyki^gmt d^pitW le Cun^dii jusfuau fleuri ides AopMr

«dues , mifs «imi en Afriqm toute Tétendue des ^ôte^, depuis le €»p Veri jusqu'au cap de Bonne-Fspérance; cette dernière concession avait pour ol^jet le wnrraerce des nègres» La compagnie f«t dissoute en 9l674- L*élévaM0n des tarifs de douane sur tons tes «produits des fndes occidentales en%reti«it lon^emps la gêne et le malaise dans le coiniiiei^ce des colonies^ 'Gelui-ifle TAirique fut concédé à diverses sociétés pri«> mkéffées. En 1679, on fonda celle du Sénégal; elle Conokit d abord «on «archë pour toute la côte occi«* *ânfrtaie, depuis le cap Blanc jusqu'au cap de Bonne-^ JEispetâiioe; en i685, elle fut oblifrée de partager c^vec la corapagniede Guinée, à laquelle on concéda le

Ïévili^e du eoMcneree depuis Sierra-Leonc jusquÀu ap.

Le Caifada, mquel la France joignît TAcadie , doit 4ètre ooTisidérë comme une colonie as^rimle; toutefois, dui^nt cette époque, les exploitations de c^ genre 'iiWrent lieu que d^ns la portion inférieure de ce pojs •«t «firent peu de prc^rès ; le commerce des peaux et les pêcheries de Terre-Neuve continuèrent d'être la principale richesse de cette colonie. Après les voyages qui avaient été entrepris pour explorer les rives du Mîssissipi , les Français essayèrent de faire un établis^ 'Mmenrt dans la Louisiane ; tnais ib ne purent y réussir*

ijSk Franceet l'Angleterre furent longtemps en guerre pour J;i possession de l Acadie; enfin, en 1661, cette province demeura à la l^rance. A Terre-Neuve, on fonda la ville de Piaisan^e, et dès ce moment les pé- 40heries derârent un noumau sujet de querelle avec l'Angleterre. L'expédition sur le Mîssissipi, conduite par la Salle en 1680^ édhotia complètement.

ioL France rencontra de plus |;rands obstacles dans M8 Mtreprises aux Indes orientales , où elle trounst des 'riraux ^plus «douiaMes et où eHe n'arut encore aucun étaUissement, Golbert accorda un .prrvil^ie à

300 BISTOIBB J>BS TEWS MODaRlIBS.

une compagnie ) mais elle ne put y prospérer; el^ veit ia fin du dÛL'Septième aiècle^ elle était 5ur le point

de se dissoudre.

Cette compagnie fut, comme celle des Indes occidentales^ fondée en 1664 ; on lui donna un privilège de quinze ans , la propriété exclusive dei conquêtes ^quelle pourrait faire, et un secours de quinze miU Jions. Elle fit d'abord des tentatives sur Madagascar. En 1675, elle créa un comptoir à Surate, sur la cote .du Malabar. Sur celle de Goromandel, Pondichér^ fut fondé en 1679, et devint bientôt le centre des operations de la compagnie. Les guerres de r£urope^ qui excitèrent aussi l'esprit de conquête dans les Indes, et plus encore les mesures désastreuses adoptées par le gouvernement français, surtout après la mort de Coibert, détruisirent toutes les espérances de cette compagnie. Il était impossible, en effet, quelle se maintînt lorsque, pour assurer le succès des fabriques françaises, le gouvernement se décida à interdire 1 importation des produits industriels de Tlnde*

% IV. Colonies anglaises.

Habituée depuis plusieurs siècles à commercer avec les puissances voisines, TAngleterre devait natureileinent chercher à étendre son industrie dans les pays les plus éloignés. Dès i497) pris possession

de xerre-Meuve, découverte par Cabot un an -au* ..paravant. Elle avait ensuite pénétré à travers la llussie jusque dans la Perse, et même dans les Indes. Elisabeth se montra fort empressée à favoriser ces entreprises, auxquelles s'associa bientôt Tesprit de mono* pôle. On vit naître successivement les compagnies privilégiées de Russie (i553), d'Alniiue {i554), du Levant (i58i), et d'autres encore. Par suite de ce système, Texploîtation des Indes orientales iat aussi coa*

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