‹ Précis d'histoire des temps modernes, depuis la formation du système d'équilibre des états européens jusqu'à la Revolution françaiseChapitre 73 sur 89 · PJLwn» 11. aKAmmm nu · texte numérisé non relu

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triche. Ia tâche netak neD ukhiis qu aim : ]a Fnmw jusque-là n*avak rencontre en Suède aueune opposi» tion à ses vu«s, et il fallait rent^rser un système qui avaÎL prévalu pendant vingt-huit aiM^ dont rien n'aii^ rait pu ébranler les solides f ondemeots , si les subsides qui devaient l'étayer n'eassent pas manqué ; n» ays^ tèiiie enfin dont la conservation se trouvait liée aux intérêts personnels de ceux qui gouvernaient. Mais d'un autre côté, Timposaibilité où la France se triNi-» vait de payer les arrérages qu'elle avait laissé accu»* muier, le désoidie des finances en Suède et Tétat chancelant des partis, £sYorisaient les opérations angio» russes y et Goodricke prit si bien ses mesures avce (Wermann, lambassadeup russe, que ke sénat eon*

, vaqua la diète exliaordinaiie pour le coinoieiiceaient

I de Tannée

Malgré l'argent que répandit la France, les bmnetg obtinrent une majorité considérable dans les quatre ^ ordres, et se trouvant ainsi maîtres de la diète. ^ Ils décidèrent ([ue les subsides payés par la France, loîu d<étre avantageux à la Suède, lui avaient été au ^ contraire très-pr^udioîableSy en l'engageant à des dé- " penses qui en excédaient au moins trois fois le moBi- ^ tant, et qui mettaient le gouvernement cliins le plus raad embarras, d'autant plus que non-seulement la Vanee dîAérait de payer les dotiae millions d arré* ^ rages qu elle devait légitimement , nnis qu'elle éla» \ blissait même des comptes qui réduisaient la somme ' à •6ept millions , lesquels peat*étre ne seraient pas -p^ijes eu sept anS| et ne sauraient, en aucun cas, compenser les maux qu'entraînerait une rupture avec l'Angleterre, rupture inévitable si le tnûîé ])ioposé par la France avait lieu ; qu au reste la Suéde avait en eliMneme des ressouMes suffisantes pour se tirer de sas embarras actuele sans Fassiatance jd*aucune puisaauce étrangère, pourvu que le gouvernement ne

676 HISTOIBB BBS TBMM MODBtUTBS.

contractât aucun nouvel engagement et restât quelques aimées sans s'immiscer dans aucune guerre.

Quant à la réforme des abus qui s'étaient introduits dans la constitution, Tintention des bonnets était de rétablir lautorité ^royale dans les droits que la forme de gouvernement de 1720 lui avait donnés, et de restreindre lautorité du sénat. Mais un changement qui se manifesta bientôt dans les dispositions de la cour, les oblij^ea d'apporter quelques modifications à leur premier plan. La cour avait dissipé en dépenses futiles les subsides que la Russie et TA/igleterre lui payaient depuis deux ans , et elle se rapprocha de la France aussitôt que ces puissances cessèrent de payer.

On s'aperçut bientôt de ce changement en voyant la majorité revenir tout d'un coup aux chapeaux dans la clianibre des nobles. Les ministres d'Angleterre et de Russie, auxquels l'envoyé de Prusse venait de s*unir, formèrent donc un nouveau plan* Ne pouvant désormais compter sur la cour, ils ne songèrent plus a augmenter la puissance royale aux dépens du sénat; ils travaillèrent au contraire à aftermir l'autorité de ce corps , et à s'y assurer autant d'influence que h France en avait eu par passé. Il fallait, pour atteindre cebut, iaire renvoyer tous les sénateurs attachés à la l'^rance et au parti des chapeaux. D'un autre coté^ la France, pour faire taire les clameurs de la nation au sujet (les arrérages, offrit de payer douze millions en huit ans, ce que le sénat jugea à propos d'accepter. Les finances du royaume étaient si délal^rées, qu*on s attachait avidement à tout ce qui paraissait pouvoir faire sortir la Suède de l'état de aétresse où elle se trouvait. Cependant le comité secret , pour montrer à la Fraace qu'elle avait perdu tout ascendant dans Ja diète, supprima la place d'ambassadeur à Versailles, et exclut, comme ayant abusé de la confiance des états, sept membres du sénat connus pour être de*

LlYiLE IV. PAET. II. CfiAPITaS IIU OJ^y

voues au c«ibinet de Versailles. L'or prodigue par Tambas&adeur de France exupécba pour quelques jours .1 exécution de cette mesure; mais tor de la Russie remporta. Tel était l'état des esprits, à cette époque, que, coiuiue l'a dit un historien récent, « souverain, noblesse, sénat, grands et petits, hautes intelligences et médiocres talents, tout était à acheter en Suède ^ .tout s'était mis franchement à Tencan. »

Rien ne s'opposant plus à l'influence de la Russie et de l'Angleterre, cette dernière puissance conclut, en 1766, avec la Suède un traité d amitié, par lequel les aeux États sassuraient mutuellement le traite* ment de la nation la plus favorisée : on n'osa faire plus dans la crainte de mécontenter la France; mais celie-ci sappuyant sur les traités de 1738 et de ijiS^ .qui imposaient à la Suède l'obligation de ne £iire au* .cun traité que d'un commun accord avec la France, crut voir dans l'alliance des Suédois avec l'Angleterre un motif suflisant pour refuser le payement desi subsides, et l'ambassadeur français répondit au sénat qui s*en plaignit ; «Que la Suède, en ne tenant aucun ^ compte de ses engaoements, avait dérangé les vues <( politiques de S. M. le roi de France, de même le n non-payement des subsides pourrait bien déranger 4c les vues économiques de la Suède. »

La cour, à cette époque, ne cacha plus ses liaisons avec la France, et ût une guerre ouverte aux bonnets» Le mariage du prince royal avec une princesse dànoiae ne servit qu*à augmenter la mésintelligence. La cour . avait voulu profiter de cette occasion pour tirer quelque argent du Danemark; mais les bonnets ayant .réuni tous leurs efforts pour la contrecarrer, elle prit enfin la résolution de tenter une réaction. Pour y parvenir, on résolut de brouiller la chanibre des nobles avec les autres ordres, de hâter la clôture de * la diète de travailler sans retard à en rassembler une

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'^yS ' HI0TOHUI DES TSMPS MOBEENES.

a«tre, de décrier dans toutes les provinces Fad min istraÉÎon dies Lonnets^ dinsmter qu'ils étaient entière* «mil; dévoués à la Bmsiè, que ia Suède allait deTeiiir

.«Ile provîfice russe, tandis que ses mannfactum seraient sacrifiées à celtes de l'Angleterre, et qn enlin a n j avait d'autre remède à ces désordres que rin*

'tenFentioti de Tarutori^é royale^

On eut bientil; ta preuve du coup d*État projeté par la cour. Un nommé Hoffmann, prétendant agir au nom du roi, excita un soulèvement; mais il ittt livré par les

Jajraans. L'instmciton prouva que sa conduite était effet d'un plat» concerté, qu'il avait fart écbouer par sa trop grande précipitation. Les bonnets^ oubliant alors leurs anciennes protestations, établirent pour cette cir- , constance, un de ces odieus tribunaux d'exception dont - les membresétaient choisis par les états dans leur propre sein, et les chapeaux^ de leur côté, oubliant l'exemple qu'ils avaient donné eux-nièiiies en rjSô de la ores* tioR d'une pareille cour de justice pour condamner le €omle de Brahé, le baron de Hom et d'autres èonneUj -crièrent hautement à rinquîsition , à la persécution. La conduite des bonnets fut néanmoins plus modérée que celle de leius antagonistes : pour avoir le moins de sang possible à verser, ils évitèrent soigneusement de pousser leurs investigations trop loin. Hoffmann et deux de ses complices eurent seuls la tête tranchée.

(Cependant les bonnets, abandonnant leurs an* «iemes vues gouvernementales , entr^rirent de mettre de nouvelles entraves à l'autorité du roi. Jusqu'ici , en cas de vacance d'une place de sénateur, te

Jyrifice avait choisi entre trois candidats prése.ntés par •4 étals; mais les bonnets firent pass^ une loi sta» tuant que dans le cas où' un candidut- aurait été |Mré* seiué trois fois sans être at^réé, les états pourraient le nommer sans le concours de Fautorité royale. En ■néme temps , on prit une autre résolution qui

ImWKB IV, PASV. II. G«A9ITU III. 679

W ait compenser ce qu« la .première avait de contraire anj& principe» proclamés si aouTent par les bonnets perimnlK qv'îb ftwuievr de Kopposittom U y était dit Mpktm n'appor«eraivmiisi]iy«haii^eimMaux}ob mentales, à moins qwe ce changennent ne fôt proposé éxaê une diète et approuvé dans une a u tre par les quatre t)rckes. lyapràfi la^ preoneve dtt €c» Fcsofailioua, lefaaimi Ouben , présenté pooi* um piam de sénateur, ayaoït

été' rejeté trois fois par le roi , les états 11 hésiierent pas à le nommer eux-memed. Le roi refusa de signer le larevtc, disant qu*CPD pouiwit Testampiller de 9mk nom^ m Vmt voulait ; et l'm répandit le bniît que ia veina ne souffrirait pas que le nouveau sénateur fût admis a lui baiser la main , suivant l'usage.

Peu de teuipa après, le roi fit une démarebe plw énergique. Il rejeta trois candidats qui lui furent pr^ « sentes pour la place db secrétaire d'État, et en nomma un quatrième de sa propre autorité : action directe» ment contraire à la constitution. Celte conduite iiidi<^ 9^punt assez que le roi espérait être puissamment ap« puyé ; c'était évidemment le prélude de ce qui arriva peu de temps après. Mais les bonnets se croyaient trop forts pour avoir rien à craindre de l'autOî^té voyale. On régla avec une petitesse sans eiemple las moindres détails du mariage du prince royal ; etenr suite la diète se sépara.

L'influence française eût été complètement détruite dans cette oîrconstanoe, si l'Angleterre et la Russia eussent autorisé leurs niinietrcs' a offrir un subside»; mais leur jalcMisie mutuelle les en empêcha. A la tête des aiiaues se trouvait alors le comte Lœwenhielm^ chef du parti antifa^nçais ; des* seize sénotrars^ douM * étaient entièrenient dévoués aux intérêts anglo^rtisses^ M les instructions du comité secret enjoignaient au sénat de décl«irer à l'Angleterre que la Suéde était actuelianieM libra détendre d^s propwitions pour

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68d HISTOIRE DBS T£MPS UOHERNEà.

un traite d'aUisiice àétenûwe. De plus^ Tenait à se

loriiier une alliance dans le Nord pour contre-balancer celle des puissances du Midi , le ministère suédois devait

J accéder et n'écouter aucune propoaitien de la part ét i France, jusqua ce qu elle eùit payé Farriéré des tfubsides^ et, dans ce cas même, ce payement ne devait, en aucune façon, préjudicier à l'union projetée àes états du Nord. Ënib , par la dernière résolution da comité , il fut pourvu aux dépenses publiques jusqu'en •1770^ sans tenir compte des subsides de la Fiance; et cest sur ce iait que les chapeaux fondèrent principalement Tespérance de forcer le sénat à convoquer une nouvelle diète. Aussi, à peine celle dont nous venons de parler fut-elle dissoute, qu'on s'attacha i en réclamer une autre, et à metire tout en œuvre poiu , embarrasser le ministère.

Le duc de Ghoiseul, alors ministre des affaires étrea* gères en France, après avoir empêché le ministère sufr dois de contracter un emprunt à Gênes, of frit de payer quatre millions et demi, à condition que la Suède renouvellerait le traité de 1738 j et ses émissaires tipandus dans le pays assurèrent aux paysans que i 1 argent de la France arjivait, ils seraient déchars[e5 de leurs contributions. On espérait que le sénat, pouvant résister à tant de clameurs, conaentirait i convoquer une nouvelle diète. Cependant les négo* ciations avec l'Angleterre n'avançant que lentement, le sénat se vit forcé à demander un subside, et k ministère britannique ne voulut pas en accorder.

La cour, impatiente de se rendre plus libre , imagina un nouveau projet : c'était de faire déclarer par le roi en plein sénat qu'il était résolu d'abdiquer la ctouronne. Le parti delà cour et celui de la France promettaient au roi que les états , une fois assemblés , le prieraieiit de la reprendre. Adolphe-Frédéric fit d abord présenta au sénat, par son fils Gustave, une énumeiation de

ses griefs. Ensuite, le prince royal fit une tournée dans le royaume, et, par son adresse insiDuant^ et ses manières aimables, il gagna laffection du peupla. Il sut engager plusieurs gouverneurs de provinces et un assez grand nombre de négociants à présenter au sénat des adresses, par lesquelles ils se plaignaient des désordres qui régnaient dans ladministratioii intérieure , et prouvaient en même temps la nécessité de convoquer les états.

Les chapeaux étaient déterminés à poursuivre leurs .^projets dès la première occasion favorable : ils la trou- ^ -vèrent dans la mort du comte Lœwenhielm , coup &tal j)our le parti des bonnets^ et dans la guerre qui éclata .«ntie la Russie et la Turquie. Le roi résolut de ne plus différer Texécution de son plan d'abdication simulée; H refusa, le 12 décembre 1768, de signer un acte que lui présentant le sénat, et lui adressa une lettre pour le presser de convoquer une diète extraordinaire, devenue nécessaire par suite de raccroissement continuel des malheurs publics, comme lattestaient, disait-il , les différentes requêtes pi*é9entées à son 61s* « Si le sénat, « ajoutait-il, contre mon attente, s obstine à refuser « la convocation , je suis forcé de déclarer que , dans • ce cas , je renonce au fardeau du gouvernement, que « les larmes de tant de mes malheureux sujets^ et la « dé( ailence de mon royaume me rendent insuppor- « table; me réservant, lorsque mes fidèles conseillers « des états seront assemblés, de leur exposer les rai* « sons qui me portent à me démettre du gouveme- -m. ment. Jusqu'à ce moment cependant je défends « très-stricieuient qu'il soit fait usage de mon nom «dans les résolutions du sénat.»

Le roi demanda une réponse dans les vingt-quatre heures; mais n'en ayant point reçu au bout de quinze jours, il se rendit lui-iuéiue au sénat. On demanda .encore un répit, et l'on iit observer au roi que l'intenr

HISTOIftB ras TBMTS MODBRtCBAs

tion f|u il avait manifestée d'abdiquer la couronne*, Àait contraire aux lois. Adolpbe-«frédéric répliqua que , considérant cette répoBse coinme un relWa « il m ae niélerait phis du gouTeroement. Il sortit aussitôt , «t dès qu'il fut rentré au château, il envoya le prince royal en grande cérémonie à la chancellerie , pow demander la restitution de Testanipille. La chancellene l'ayant refosëe, le prince se rendit auprès des atHrcs col/éges ou grandes administrations; leur déclara qwe le roi son père s était demis du gouvernement , et fit répandra un exposé imprimé des raisons qui eng^ gaai^ le roi à cette démarrcbe. IVms ce» coFpa se montrant favorables à la famille royale, le sénat en- Toya d'abord une députa tion de quatre de ses mem* bras au roi pour le prier de ne pas abdiquer ; mais le- roi tenant ferme ^ ils se virent Hireés de convoquer Hna diète, et le roi retira aussîtdt son dlnBeation.

La France avait alors le plus grand intérêt à ressaisir aon ancienne influence en Suède, afin que ce royaume fit nm diversion en faveur des Turcs ; aussi Tambas^ :Sadeur français ne négl^gea-^i^l^en potor* stmtenir les chapeaux. Relativement aux mesures qu'exigeaient des circonstances si extraordinaires , il avait un avantage considépable sur les ambassadeurs de Russie et d'Angleterre : il était seul muni d'ordres éventuels. Oii annonçait que dans peu il aurait à sa disposition douze millions, et que dix étaient déjà déposés à Amsterdara^i En même temp» les marchands suédois ouvrirent une souscription pour soutenir les partisMS de la France; et, à l'ouverture de la diète, la g^randt majorité des nobles, du clergé et de la bourgeoisie, parut décidée en faveur du parti opposé à radtnu^ nistration existante. Les ehapeeuÊa>-%ntn% mètane immmer, dans l'ordre des paysans, \\x\ président de leur parti, en répandant, dans la nuit qui précéda leletv ttoB , que l'intention des bonnei» éîaU- de déposer Je

roi. Fersen , l'un des plus liabilt^s et des plus zélés par* tisans de la France, fut nommé mai?échal de la diète, ^ nkiM le oamké seerat^ il rij eut paS' mm seul bommsit . fleèransenient pour les àommêUj leors aBiTcrsanw étaient divisés en deux partis, le parti de la cour^ qui tendait à rendre le roi absolu, et le parti des 7)ieux chapeaux.^ u avait vue que de déposséder le mmîsière actuel pour sa nettre à aa place, et. <pit ne montrait pas mràfis d'aversion que les bonnets pour tout changement essentiel dans la constitution. Ceuxci avainit à leur tête le colonel Pecàtin, homme du .

Îreniev meFÎte , qui jouisaait du plus grand crédit dane • \ diète, et qui ne s'attachait à un parti qu'autant que ce parti tenait aux principes dont il ne voulut jamais a'^carter. Toirtefois tous*le& ciapeaux furent daccecd

Cur déposer, dès le ocmmenosment de la sessico^ aanatenra nommés par la dernière' diète, et pour

rappeler ceux qu'elle avait renvoyés. La chambre des nobles vota ensuite une adresse au roi , pour le reneraer d'avoir par aca sésolutions éoersîqnes amené Uc«noeiitioii^vneBot»ell«d>àtev

I^s ambassadeurs des puissances du Nord n'eurent plus dès lors d'autre soin que d empêcher un changement dans Ja constitution de TÉtat, et nouèiaeM des intrigues avec le parti de PecUm* Gel«â<ci, quet-

?ue mouvement que se donnât l'ambassadeur de rail ce, sut empêcher une rupture avec la Russie, rupture que le cabinet de Versailles désirait aussi as^ demnent <pi'iè désieaît; la cooeentralicm du powoic entre les maine dn roi. lie clergé sent se moatn» dîsf. posé à seconder les vues de la France; mais l'arriéré deSi subsides n'arrivant point ou* ayant été dépensé aone maio , le traité: d-aUiaiiee proposé par ccifete puis** aouce fiit repmssé à la presque ttnanimîaé. Cependant Les instructions données au sénat par le comité secret ànîent asses conformes à la politique du cabinet, de

bo4 HISïOia£ I>£S TEMPS MODERNES.

Varsainet. Elles portaient que sans doute le sénat de*

vait maintenir la Suède en bonne intelligence avec toutes les cours voisines , mais qu il n était pas pru-» dent de contracter une alliance avec aucune d elles, et pardciiHèrement d'entrer dans la ligue du Nord projetée depuis quelque temps par l iiupéiaU ice de B.ussie. Le comité, dans ces instructions, ajoutait que la France et la Porte Ottomane étaient les alUéi naturels de la Suède, et rangeait aussi T Es pagne et VAutriclie parmi les puissances amies, à cause de leur union intime avec la France, il faisait observer eu • outre que Tunique but de lAngleterre était d usurper Tempire des mers , et d augmenter son commerce aui dépens des autres nations; qu'elle ne devait donc pas être considérée conuiie intentionnée pour la

Suède 9 depuis surtout qu'ayant eu une occasion de se lier étroitement avec ce royaume , elle n^avait pas voulu en profiter. Il concluait à ce que le sénat ne contractât aucun en^agenu nt avec la cour de Londres. On fit en même temps compremire au ministère irançais que ses partisans^ bien qu'il leur eût été impos* sîble de le satisfaire pendant la diète, cxMmme ils lavaierit pioiuis, ne négligeraient aucun moyen pour mettre le royaume en état de défense, et eiupécber toute diète extraordinaire à lavenir; et quon ne laisserait pas de donner suite au projet de cnanger la constitution, pourvu que les arrérages fussent pavés et qu'on iournit l argent nécessaire pour les préparatiis qu'on se disposait à faire dès que la diète serait dis* soute. On adressa de semblables promesses à la Porte, et la diète fut close le 3o janvier 1770.

Le parti de b cour et de la France ayant ainsi écboue dans les tentatives qu*il avait faites pour changer la constitution par Tintermédiaire des états euxmêmes , prit des lors l.i resolution d'employer la fort e. Mais rhumeur douce et pacilique d Àdolphe-Fredéric

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