‹ Précis d'histoire des temps modernes, depuis la formation du système d'équilibre des états européens jusqu'à la Revolution françaiseChapitre 82 sur 89 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

Gm$rrie d Amérique (177s* 1783),

Los voyages de découverte de Cahot, de Forbîsher. de Drake et de Raleigh, avaient donné une vive imptilMOo à b marÎM de TAnglelerre. La reine Élisabetii cvah snoondë cette teadance générale de la Mftiofii. Le Groenland et le Labrador avaient été découverts sous son règne par Forbisher ; Raleigh avait reconnu ies côtes œi^dentales de rAmériqne du Nord, qu'il appela du nmn de Virginie. Toutefen, oucan établi9St> ment durable ne fijt fondé sous le règne crÉlisahetL Ce ne fut qu'en 1606 ^ sous le règne de Jacques I* que deux compagnies obtinrent le privilège de cokh ttber ces contrées lointaines* La cmnpagniede liondfartt emt la panse méridionale, la Virginie proprement dite; h compagnie de Plymouth, la partie septentrionakj sous le nom de Nouvelle-Angleterre.

ft La compagnie de Londres prit des accroisseineiiti rapides. Elle découvrit la baie de Chesapeak, y fonds James-Town, sur la rivière de James, et s'assura, comme lieu de relâche , les îles Bermudes qu elle dé* couvrit en 1612.

« L*atitre compagnie, qmi avait dans Plymouth moins de ressource, se laissa rebuter par les premières diflicultés^ mais ce que n avait pu l'esprit mercantile^ prit religieux lopéra. Dee puritains d'Angleterre, ré* fugiés en Hollande, eurent la pensée d*aller éMibHr en Amérique leur petite société et leur système religieux. Ils fondèrentia colonie des Massachusetts ( 1 6'> i\ grossie bi^tôt par les troubles intérieurs de TAngltterre ; et la dissidence s*étant mise panin les colons .fanatiques, une partie alla fonder la Providence el

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tllK>4«*Iftkiiicl (t65& 6t 1637); «fâutires dissidéfut^ feti-

dèrent la colotiii* du Coruiecticut (i636), d'où ils forcèrent bientôt à émigrer les Hollandais, récemment rétablis dam les proTÎnces de la Nourelle-Belgique et des NouTeattx-Pays^Bas , sur les bords de la Dalawarfe. La guerre fut fréquente entre ces colonies rivales; mais l'avantage resta aux Anglais, et la paix de Breda 'leur ayant cédé ces provinces (1667), ils en formé- ' rent les États de New- York et de New-Jersey : les ' colonies de New-Hampshîre et du Maine, détachées • des Massachusetts vers 1691, achevaient d'occuper au ' nord la concession primitive de la Nouvelle-Angle- '%erre. Au tnîdi) plusieurs établissements nouveatix êF*^ient aussi formës. Vers i632, lord Bakimore y avait créé la province de Maryland : la ville de ce nom 'fat fondée par des Anglais catholiques, en face des puritains du Nord. En i663, une concession faite par Charles II àu delà des Umîtes de Tandenne concession de la Virginie, donna naissance à la Caroline, séparée, ■en 1729, en Caroline du Sud et Caroline du Nord, et dont un nouveau démembrement, en lyS^, forma k 6éor^. En 1683, Pemi, fils de Tmiiral, obtint

une nouvelle concession et y fonda la Pennsylvanie.

« Telle fut la double origine des colonies anglaises dans rAniéri«|ue septentrionale* A Toiiest, elles gagnaient pen à pen dans 1 intérieur sur les sanvages in^ xligènes; au sud, elles approchaient des possessions espagnoles en Floride; au nord, elles touchaient aux établissements des Français (i). «

Après la mort de Charles l**, le parlement avait 'prétendu jouir du droit de souveraineté sur les co* îonies, et, par un acte de i65o, il leur avait défendu dentretenir des relations commerciales avec les antres nations. Soua le règne de Charles II , le

(i> Géographie politique des tem£»s modernes f par M. Ueon WaUo% seconde partie, p. 5g 'tu

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.parlement anglais continua d^exercer le droit qu'il s'était attribué de régler le commerce de ces établissements , malgré les réclamations réitérées des colons. Bientôt le ministère anglais fit un nouveau pas I et proclama en principe la dépendance des coUy nies et TobligatioD où elles étaient d obéir à toutes les lois du parlement. Après la guerre de sept ans, pendant laquelle elles avaient iouiiii des secours nombreux à la métropole, on résolut pour la première fois de les &ire imposer par acte du parteœeiit» La dette publique s'élerait alors à cent quarante-huit millions de livres sterling. On crut qu'il était juste de iaire partager le fardeau des taxes aux colonies. £a 1765, le parlement passa le funeste bill qui les aMh, jettissait à V impôt du timbre* L'indignation fïit si grande en Amérique, qu'il fallut le révoquer Tannée suivante pour prévenir un soulèvement, )Ln lyôj^ le parlement mit un nouvd impôt sur le verre, le papier et le thé. Aussitôt une convention^ formée des députés de quatre» vingt-seize villes, se réunit à Boston pour protester contre le joug qu'on voulait leur imposer. Les Anglais ne cédèrent point et envoyèrent des troupes en Amé» rique pour comprimer les murmures. Les Américains cessèrent alors de recevoir leurs marcliandises. Le conanerce anglais en souffrit, et, sur ses plaintes, le premier ministre) lord North, fit abolir les nouveUes taxes y excepté celle du thé. C'est alors que les habitants de Boston jetèrent à la mer une cargaison de thé envoyée par la compagnie des Indes* Le port de Boston fut frappé d'interdiction (1774) ju^^^^ qti^ les habitants eussent réparé le dommage. Mais kt autres colons , sentant que la cause des Bostoniens était la leur, formèrent une association et sVnoracrèreût solennellement à rompre toute relation avec 1 Angle» terre , jusqu'à ce que tinterdiction du port de Boston et les nouvelles lois eussent été révoquées. Ces réso-

UTaB Vf. III. CHAFiTAB îii. ySy

, lutions furent arrêtées dans un congi^â général ^ qui , s'était ouvert à Philadelphie le 5 septembre 1774* ^ . inéine temps les colons amassaient des armes et des munitions, pour être prêts à tout événement. Le général Gage envoya un détachement d'infanterie pour s'emparer d'un magasin considérable qu ils avaient à Concord. Les colons s'opposèrent à la marche de la , colonne, et un combat fut engagé à Lexington (19 avril l'j'j^)*

Ce combat, qui coûta la vie à deux cents hommes

et dont l'avantage resta aux Américains, fut le signal de rinsurrectîon. Partout les colons coururent auK armes. Le congrès provincial du Massachusett as-

y signa une solde régulière aux officiers et aux soldats | et fît des règlements pour organiser la milice. Il mit sur pied un corps de treize mille hoihmes qui furent

. joints par les contingents de Khod-Island, Connecticut et New-Hampshire ; et peu de jours après le combat de Lexington , Gage se vit assiégé dans Boston par une année de trente mille insurgés. Le général anglais ayant reçu des renforts sous les ordres de Howe, Clinton et Burgoyne, publia un édit du roi George III, par lequel tous ceux qui refuseraient de mettre bas les armes étaient déclarés traîtres et rebelles.

La guerre commença sur tous les points où se trou* valent des garnisons anglaises. Déjà , dans le nord^ les enfants des montagnes wrtes s étaient emparés par surprise des forts de Tyconderago , de Crown- Point et de Skeenesboroug. Ils furent moins heureux à Charles-Tovirn. Les Anglais brûlèrent cette petite ville avant de l'évacuer, pour ne pas laisser de muni* , tions aux insurgés. Cette cruauté ajouta encore à Tanimosité des deux partis. Le congrès de Philadelphie coulia le commandement général à George Washington , riche propriétaire de la Virginie ^ et qui s était distingué dans la guerre de Sept ans.

C«peiidànl le nriniMère ftnglab âvait pris à sa soiâe ^Mept milte Allmnafiâd, ec perr nn acte qui interdisait tout commerce avec les colonies américaines il avait manifesté ses dispositions immuables.

Tout espoir de réconciliation ayant dispara , Wa»- ' faHvgun» sè rendit à rarmée de Boston (1776). II blit la discipline, substitua des engagements triennaux aux engagements annuels, et linit par déclarer qu^ils n'auraient d'autre terme que celui de h

Le 17 mars, le général Howe, qui avait succédé à Gage dans le commandement, s embarqua avec ses troupes, et Boston fiit occupé par les Âmërieaim, Dms le Canada, les insurgés furent moins Itetireiix. Repoussés de Québec, ils furent forces d'évacuei Saint-Jean et Montréal quils avaient conquis, et qui retombèrent au pouvoir des Anglais. Toutefois, Tet* pédîtion du Canada eut ffcnsv les Américains ce résultat, quelle détermina les Anglais à diviser leurs forces. Une partie de leur armée fut envoyée du Canada daas Tinténeur des provinces insurgées , tandis que Tautie les attaquait de front sur les côtés* Cette division des '^forces enmemies tre contribua pas peu aux succès des Américains.

Le 4 juillet 1776, le congrès déclara solennelle* ment les États-Unis d^Amérique indépendants de l'Angleterre. Cette déelarotion fot reçue par les colonies avec des transp()rts d allégresse, et la résolution des -députés reçut ainsi la sanction du peuple.

Dteins les prsmiers temps qui suivirent la dédantieb ' d 'indépendance , les Américains essuyèrent des revers. Dans le nord, le général Carleton, qui venait de recouvrer le Canada, détruisit une flotte américaine sm le lac de Cliatnplain. Dans le midi , le général HoM ëdima un corps de trois mille insurgés et s*enipai« de New- York, La prise de cette ville fut suivie de h

MVU iVk MM, m** CRiMlMI CIT. 7^9

eooquéle de Rhod-Ukiid ci des ferta Lee et Washing*^ ton. « Notre posiûoii est yraiment eilrayante , écrÎTait

«Washington an ron^rrès.Nos iroiipes se découragent. « La iiuiice est deconcei tee, indocile^ et impatiente de « rentrer dans ses foyers. Un grand noinbre de^ceux « qui la composent sont déjà partis. Des compagnies, « des régiments presque entie rs se sont retires. Ce qui « reste est sans frein et sans discipline. Je l'ai déjà dé- «iclaré phis dune fois, on ne doit pas compter sur la « milice, ni sur des troupes engagées pour aussi peu de « temps que les nôtres. Notre cause est très-hasardée , «( sinon perdue, si la défense n'en est pas coniiée à une « armée permanente* »

U faut ajouter à ces areux de Washington que Ten*tbousiâsme pour la liberté n'était pas partout le meflat. Les lial)itar)is des provinces de INeAV-York, de New- Jersey et de Maryland étaient en gi^nde partie dévoués aux Anglais, et ils aTaient reoforoé laraiée britannique de corps réguliers égaux en nombre aux coutin£>ents qu'ils avaient fournis à rilnion. Mais les Étais de la Nouvelle- Angleterre furent unanimes pour ia cause de l'indépendance , et fournirent de nombreuses recrues à l'armée de Washington. Ce général gardait la défensive, n'osant lutter avec des milices peu disciplinées contre des forces supérieures. La Delaware était alors le seul obstacle qui s'opposât à k >barche des Anglais sur Philadelphie. Déjà le congrès s était retiré à iialuinoi e. Heureusement le général Howe perdit un temps précieux à attendre la saison des glaces pour passer le ileuve. Washington eut le tMips de recevoir des renforts , et quelques aucnàs partiels, en forçant les Anglais à se tenir sur la défensive, relevèrent le courage des insurgés.

Toutefois TAmérique ne pouvait triompher si elfe restait Uvrée à ses {nrofores ressources. On savait que la France et l'Espagne augmentaient leurs forces inariti-

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mes, et Von ne pouvait se méprendre sur le bat de leurs armements* Déjà en 1776, un envoyé du congrès aTait

réussi à se faire livrer (|iHnz.e mille fusils des arsenaux du roi. Déjeunes gentilshommes étaient entrés au service^de larmée de Washington. Parmi eux se trouvait la Fayette. 11 fut blessé, en 1777, à la bataille de Brandywine. Les Anglais vainqueurs entrèrent dans Philadelphie. Toutefois, Washington réussit à se maintenir aux environs de cette Tille, et partout il résistait aux Anglais. Le mauvais succès de Vexpédition de Bui goyne, qui fut force de mettre bas les armes devant • les milices américaines , détermina endn la cour de France à se déclarer hautement en faveur des insurgés.

Le 6 tévrier 1778 , Louis XVI reconnut solennellement l'indépendance des Etats-Unis, et conclut avec eux un traité d'alliance et de commerce. Le ministère anglais fut consterné. Le bill conciliaiGire, voté par le pariement, annonça aux Américains que TAngleterre était prête à une transaction. Ces concessions tardives n*empêchèrent pas la continuation des hostilités. Le congrès déclara que si le roi d'Angleterre voulait k paix, il eût à le prouver en reconnaissant Findépendance des États«Unis.

Le général Clinton, qui avait apporté les offres Je paix du ministère anglais , débuta par une retraite. 11 abandonna Philadelphie où le congrès vint rétablir ses séances, et conduisit son armée à New-York. La guerre était alors devenue générale. Une flotte française avait paru en Amérique sous les ordres da comte d'Ëstaing. Ëlle s empara de la Dominique 1 tandis que les Anglais se rendaient maîtres de Sainte» Lucie et qu'ils occupaient Pondichéry dans les Indes orientales. En Europe un grand combat naval fut livré à la hauteur de 111e d'Ouessant, et la victoire resta incertaine entre les amiraux d*Orvilliers et KeppeL En 1779; r£spagne se joignit à la France et ajouta

iiiYU xv» m. GHAnrfiB m. 761

•Dcore aux embanas de l'Angleterre. Vers le mois de juin j le comte d*Estain g , fortifié de l'escadre du comte

de Vaudreuil, qui venait d'enlever aux Anglais tous leurs établissements dans le Sénégal, s'empara par surprise de la. Grenade ; puis, ayant vaincu l'amiral Byrou <lans un brillant combat nayal , il fit Toile vers l'Amérique septentrionale et assiégea Savannah , de concert avec le général américain Lincoln. Mais là s'arrêtèrent ses succès. Blessé dans un assaut meurtrier qu'il livra à cette place , il retourna en France avec la plus grande partie de son escadre. Les Espagnols, de leur côte, avaient mis le siège devant Gibraltar, et Bernanio Galvez, gouverneur de la Louisiane, avait envahi la . Floride occidentale.

Dans cette crise terrible, les Anglais redoublèient • d'eiforts. En 1779, Tamiral Hodney détruisit une escadre espagnole de onze vaisseaux de ligne. La nation entière courut aux armes. Les compagnies de commerce , les simples particuliers offraient à Tenvi des contributions volontaires. La compagnie des Indes fit don au gouvernement de trois vaisseaux de soixantequatorze canons, et d'une somme suffisante pour ' entretenir six mille matelots.

En 1780, le général Clinton s'empara de Charles- Town et soumit toute la Caroline méridionale. Cornurallis, quil laissa à GharlesoTown, remporta deux victoires successives sur les insurgés accourus pour . reprendre cette place. Louis XVI envoya alors en Amérique une flotte de sept vaisseaux et un corps de cinq mille hommes sous les ordres de Rochambeau. Les affaires des alliés prirent bientôt une meilleure .face, malg^ré la trahison du général américain Arnold, , qui, accusé de déprédations et condamné à être réprimandé publiquement par Washington, abandonna la cause de l'indépendance et passa dans les rangs an* . glais. La Hollande ayant accédé à la neutralité armée.

76a nmnui »b timm iita>Baim.

'j^pie les puissamcvs da ^ïord proposaient alors à l*fiarope, rAngletem fat oblige db hû dëckiw la gume et accrut ainsi le nombre de ses ennemis. En 1781, la supériorité des alliés se montra d abord par des suooèâ pavtitlfl^ tels que la prise de Tabago par ks

•Fmiiçaîs et la piîëe de PensHlda par les Espagnols ^ puis pai* la prise d*York où le lowl Cornwaliis fut obligé de mettre bas les armes avec huit mille iiomm^. A la fin de cette cuipagne, les Anglais ne po»sédai€9lt plW) iur le oontinMit de l'Aniéivque, que Ghafksl- TowHy Savannah et New^Yotk, Déjà Topinion pubèique se déclarait en Angleterre contre une gueire désastreuse qui avait coûté plus de cent millions de livres sterling. La majorité qui avait soutetiu si Icmf' temps le mimstère fut ébranlée* Lôrd North se retira

-le 28 mars 1782, et le nouveau cabinet adopta en principe la nécessité de faire la paix avec TAmériqne} dÀt*on reconnaître son indëpendanoe.

U ne s'agimit plus , pour te minktèt^ anglais , que d'obtenir des conditions honorables. La guerre con-

• tkiua I et, malgré leurs efforts , les Anglais essuyàreat

.:de nouveant: revers. En 178a ils se dirent enlever pàr les Français les îles de Saint-*Cfafistoplie, de Ifevxs et de Montserrat; en même temps le duc de Grillon leur enlevait Tile de Minorque; famiral Kodnej ae sauva la Jamuque qu'après un combat sanglant qull

' Jmn ou comte de Grasse.

Cependant les Anglais offraient de reconnaître Tiadépendance des Élats*Unis, pour voir la fin d'une

.guerre raiiiettie. Le cabinet de Versailles inmhaitiit «S|faleinent la paix, car il amît atteint son but, qai était de séparer les colonies anglaises de leur métropole. Les préliminaires de paix furent signés à

, sailies le 20 janvier 1783. La France recouvra les iki de Sainte-IiQoie) de Sidut^Pierre et de Miquelon ; dans

.les Indes oiîentales , elle obtint la rei»litution de Pua-

▲PPSSDICB. yoô

- dichërj et de Keirîeal. Elle restittni mx Anglais nie de Grenade, la Dominique et les îles de Saint-Vincent, dtt Saint-GhristDphe, de NeYÎs et de Montserrat. L Es- |»agii€ obliiit rile de Minorqae et les deux Flori^k^i moyennant la restitution des lies de Bahaind. Ettfin 1 Angleterre reronrnit l'indépendance des Etats-Unis.

Ainsi la Erance contribua à fonder une Anglet^ii^ •teiérîcsiitie ^ rivale de sa métropole. EVmr la jnrenièpe itris IWgueil du cabinet de Londres ftit humilié, et la ïrance répara en partie les désastres fie la guerre de Sept ans. En Amérique, Washington donna un grand temple. Après avoir contribue puissamment à k délivrance de son pays , il déclara que sa mission était accomplie, et, ayant résigné ses emplois, il redevint simple particulier, et goûta dans sa retraite de Mont- Vernon en Virginie le bonheur le^^us pur t celui de êe voir entouré de citoyens libres qui lui devaient leur liberté.

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