‹ Précis d'histoire du Canada [microforme]Chapitre 39 sur 67 · BATAILLE DES PLAINES DE SAINTE-FOYE · texte numérisé non relu

BATAILLE DES PLAINES DE SAINTE-FOYE

Le chevalier de Lévis, qui avait succéd4 à Montcalm comme général en chef, s’avançait à la tête des troupes pour attaquer l’armée anglaise dans ses retranchements :

mais il était déjà trop tard. M. de Ramezay, gouverneur de Québec, maïquait de vivres pour sa petite garnison et pour la population : il avait dû capituler.

Les articles de la capitulation portaient que la

LÉVIS. garnison serait transpor-

tée en France, et que Îles

biens et la religion des habitants seraient respectés.

Lévis se replia sur Montréal où il prit ses quartiers d'hiver après avoir laissé une garnison

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Jacques-Cartier. Les miliciens se dispersèrent pour faire leurs récoltes. Le général Murray, avec ses huit mille hommes, passa l'hiver à Québec, où il fut laissé gouverneur.

* La réorganisation de l’armée ne se faisait pas sans difficulté, mais l’activité de Lévis suppléait à tout, et dès le printemps, il arrivait sous les murs de Québec avec environ six mille combattants. Le général Murray sortit des murs avec le même nombre d'hommes, et accepta la bataille. (28 avril 1760).

L'action se concentra autour du moulin Dumont, qui fut pris, puis perdu par les Anglais. Enfin, après une lutte acharnée, dans laquelle les milicieñhs se distinguèrent par des prodiges de valeur, les Anglais, culbutés par une charge irrésistible de la brigade Royal-Roussillon commandée par le colonel Poulariés, se débandèrent et prirent la fuite; ils laissèrent quinze cents des leurs étendus sur le champ de bataille. Les ainqueurs s’emparèren* de leur artillerie et de leurs munitions, et n'avaient perdu que huit cents hommes.

Lévis commença aussitôt le siège de Québec, attendant avec angoisse des secours de la mèrepatrie. Le 9 mai, on vit apparaître une frégate; lequel des deux grands pays, la France ou l’Angleterre, allait arborer son drapeau? Ce furent les couleurs de la Grande-Bretagne qui se dé-

ployèrent au haut du mât de ce vaisseau ; on peut s'imaginer la joie des Anglais qui couvraient les remparts, et le désespoir des braves soldats de Lévis.

Il ne restait au général français qu à se retirer devant ces rentorts arrivant aux ennemis. Il

se replia sur Montréal, suivi par le général Murray.

QUESTIONNAIRE

1. Qui rempiaça Montcalm 2 Quel fut d'abord le projet de Lévis? Où se retira-t-il pour passer l'hiver avec ses soldats ?

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