RUINES DE QUÉBEC
Lorsqu'eafin les Français, un peu en désordre à cause de leur ardeur à se jeter en avant, furent arrivés à une petite distance des lignes anglaises, une terrible décharge éclata. Aussitôt après, Wolfe, atteint d’une blessure au poignet, s’élance à la tête de ses grenadiers:; dans cette charge à la baïonnette, une seconde balle lui traverse la
pere
opté
poitrine, mais les rangs des Français sont percés.
En tombant sur le champ de bataille, il entend ces mots: ‘‘[ls fuient !—Qui ? interroge-t-il avec angoisse.—Les Français.—Je meurs content, ”’ réplique le héros. Ce furent ses derniers mots, il expira aussitôt.
Montcalm, déjà atteint de deux blessures, est entraîné par les fuyards. Il se maintient à cheval, malgré la souffrance, et il entre dans la ville, où il rend l'âme en héros chrétien.
Le gouverneur, par son arrivée opportune avec un millier d'hommes, et par son courage, sauva les débris de l’armée. Les Français perdirent dans cette journée près de mille combattants, v compris deux cent cinquante prisonniers ; la pert-: des Anglais s’éleva à sept cents hommes environ.
QUESTIONNAIRE
1. Quel poste surprirent les Anglais? Où vinrent-ils sr ranger en bataille ?
2. Combien les Anglais avaient-ils d'hommes À la bataille des plaines d'Abraham? Combien les Français en eurent-ils à leur opposer ?
3. Qui et combien de soldats manquaient alors à Montcalm et où se trouvaient les absents ?
4. Pourquoi jugea-t-il cependant nécessaire de livrer bataille ?