PRINCIPAUX POÈTES ALLEMANDS
Frédéric Klopbtocr (1724-1803)1 Dé à Qucdlinbourg, en Saxe, est un des principaux rénovateurs de la littérature allemande. H a laissé des <><i<'s remarquables : !<• Printemps, Ma patrie, Notre langue, etc.; des hymnes guerriers Hermann . empruntés aux anciens Germains, et trois tragédies: Mori d'Adam, Salomon, David. Son meilleur ouvrage est Is Messiade, poème épique en vingt chants, qui a pour sujet la mort, la résurrection et l'ascension du Sauveur.
Cette œuvre est pleine de puissance et d'élévation, mais elle renferme des erreurs protestantes. On y trouve aussi de l'obscurité, des longueurs; Faction principale est terminée dès le dixième chant, avec la mort du Christ; les dix chants qui suivent manquent de vie et d'intérêt.
Ephraim Lessing (1729-1781), né à Camentz (Saxe), est le créateur du théàlre allemand. Il fit représenter des drames : Minna de Barnhelm, Nathan le Sage, etc., et des tragédies : Philotas, en prose, etc., et des ouvrages de critique : la Dramaturgie et le Laocoon.
Salomon Gessner (1730-1780), né à Zurich, le poète bucolique de la Suisse, auteur de gracieuses idylles et du poème de la Mori d'Abel, qui n'ajouta rien à sa réputation.
Christophe- Martin Wieland (1733-1813), né à Holzhein (Wurtemberg), littérateur et poêle, a laissé de nombreux ouvrages, parmi lesquels on remarque les Récits moraux, les Lettres des trépassés à leurs amis laisses ici -bas. VÉpreuve d'Abraham et VObéron, poème romanesque, en quatorze chants. — Wieland a de la grâce et de l'originalité, mais il est sceptique et licencieux.
Geofr.oy-Auguste Burger (1748-1794), né près de Halberstadt (Prusse), se distingua dans la chanson, l'ode et la ballade. Citons de lui : le Brave homme , chanson: Lénore et le
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Féroce chasseur, ballades. — La vie de ce poêle ne fit pas honneur à son talent.
Johann Gœthe i 1749-1832), né à Francfort-sur-Mein, auteur du roman de Werther, la triste victime de la sensibilité, la maladie de l'époque, et de plusieurs pièces de théâtre : Goëtz, peinture de la féodalité; le Comte d'Egmont, Iphigenie en Tauride, Torquato Tasso, 1«' Docteur Faust, drame fantastique, mais qui lui donne une des premières places parmi les poètes de son pays.
Au point de vue de la morale, les œuvres du sceptique Gœthe, le Voltaire de l'Allemagne, ont exercé dans toute l'Europe l'influence la plus funeste.
Frédéric- Léopold de Stolberg (1750-1819), né à Bramstedt, littérateur distingué, voyagea en Suisse et en Italie et abjura le luthéranisme en 1800. Au duc de Weimar qui lui disait un jour : « Je n'aime pas les gens qui changent de religion, » il répondit : « Ni moi non plus; car si nos ancêtres avaient conservé la leur, je ne serais pas obligé aujourd'hui d'abjurer la mienne. »
Stolberg s'est exercé dans tous les genres de poésie ; il a surtout excellé dans la poésie lyrique : ses Chants patriotiques et ses ballades respirent un véritable enthousiasme. Son Histoire de la religion chrétienne (15 vol.) est très estimée. Avec la collaboration de son frère, Christian de Stolberg, il a traduit en allemand une partie des œuvres d'Homère, d'Eschyle et de Sophocle.
Jean-Frédéric Schiller (17o9-180o), né à Marbach (Wurtemberg), poète et historien, auteur des tragédies des Brigands, peinture exagérée des vices de la société du xvin0 siècle: du drame historique de Wallenstein \, de Marie Stuart, de Guillaume Tell, de Jeanne d'Are, une de ses meilleures pièces; d'une Histoire de la guerre de Trente ans, etc. Schiller est le premier poète dramatique de l'Allemagne; mais le scepticisme et l'immoralité déparent la plupart de ses œuvres.
Jean-Pierre Hebel ( 1760-1826) , né près de Schopfheim (Bade), professa la littérature à Lœrrach et à Carlsruhe, a laissé des poésies très populaires en Allemagne, et, en prose, des Histoires bibliques.
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Aii.,1 i r Kotzi i 1 i 1761 1819 . ik'1 à Weimar, fùl i-
vriiHMit. directi ur du théâtre de Vienne, du théâtre allemand de Sain) Péterabourg et secrétaire d'Alexandre i n rentra en Allemagne, où lei écril . peu favorables à la liberté, le rendirent trôa impopulaire. I ta êtudianl obscur, Kai I Sand, ià Manheim en 1819. On distingue p thropiè et Repentir, la Réconciliation ou les Deua frèn . G tave Vasa , les Hussites . elc.
Frédéric- Louis -Z ai harib Wbrheh 1768-li berg, poète de talent, visita Rome, où il abjura le protestantisme; de là il se rendit à Vienne, où il prit les ordres sacrt se distingua comme prédicateur. 11 a laissé des tragédies : la Croix sur les bords de la mer Baltique, Attila, la Mère des Machabées . etc., el des sermons,
Henri Heine | 1799- 18-iC>) , né à Dusseldorf, de parents juifs, passa les vingt- cinq dernières années de sa vie en France, pour échapper aux poursuites de ses compatriotes. Il a écrit des Essais poétiques, les Chants de la mer, etc., et des pamphlets pleins de sarcasme et d'ironie.
« H. Heine, dit M. Théophile Gautier, était à la fois gai et triste, sceptique et croyant, tendre et cruel, sentimental et persifleur, classique et romantique, allemand et français, délicat et cynique. »
Robert Hamerling (1832-1889), né à Kirchberg, dans la basse Autriche, auteur du poème le Chant du cygne du romantisme et d'un recueil de poésies lyriques. — « Hamerling, dit M. Tivier, est le poète de la vie morale et des aspirations les plus élevées. »