PRINCIPAUX PROSATEURS ALLEMANDS
(Du xviii» au xixe siècle/
Frédéric-Melchior Grimm (1723-1807), né à Ralishonne, vint en France, comme précepteur des enfants du comte de Schomberg, ambassadeur de Pologne. La correspondance qu'il entretint, de 1753 à 1790, avec les cours d'Allemagne, et que Ton a publié sous ce titre : Correspondance littéraire, philosophique et critique, est nn des tableaux les plus fidèles et les plus pi-
quanta du mouvement intellectuel au wnr ri^cle. On y trouve analysés tous les ouvrages qui parurent en France durant cet intervalle, et sa critique est presque toujours saine et juste.
Éphraiii Lessing (v. plus haut, p. 303), littérateur et critique émincnt, a publié de- fables en prose, des Lettres sur la littérature du jour, des Dissertations sur la fable, etc. « 11 écrivait en prose, dit Mnic de Staël, avec une netteté et une précision tout à fait nouvelles. »
Jean-Gottfried IIerder (1744-1803), né à Mohrungen, historien, philosophe et critique éminent, a composé plusieurs recueils de poésie, et, en prose, les Idées sur la philosophie de l'histoire, un Traité de la poésie hébraïque, etc.
Jean Muller (1752-1809), né à SchafYhouse, professeur, conseiller d'État du royaume de Westphalie, directeur général de l'instruction publique, a été surnommé le Thucydide de l'Helvétie. On lui doit une Histoire de la Confédération helvétique , écrite en allemand. Cette histoire commence à l'origine de la nation suisse et va jusqu'au xve siècle.
Jean- Paul Richter (1763-1825), né à Wiensiedel, littérateur, romancier, philosophe original et fantaisiste que les Allemands ont surnommé V Unique. Ses principales œuvres sont les Procès groënlandais , le Voyage d'Attila, la Voiler de Campan, les Années d'un écolier. Introduction à V esthétique.
Dans ses ouvrages, dont le style « est un entassement de métaphores renversantes et de périodes enchevêtrées * , on trouve côte à côte le trivial , le fantasque et le sublime.
Frédéric Krummacher (1768-1845), né en Westphalie, professeur de théologie et pasteur protestant, a laissé des Paraboles et plusieurs autres ouvrages qui ont exercé sur la classe ouvrière la plus bienfaisante influence.
Auguste Schlégel (1767-1845), né à Hanovre, savant critique et poète, ouvrit successivement à Berlin et à Vienne des cours de littérature, dans lesquels il s'occupa surtout du théâtre des anciens comparé au théâtre des modernes. On a de lui des poésies, des drames, et le Cours de littérature dramatique, « ouvrage de mérite, mais déparé par une partialité systématique contre les auteurs français. »
TAM.EAU IYM0PT1QUI Dl LA LITTÉRATURE ALLEMANDE
Christophe Schmid, connu tou le nom d6 chanoi mid
{ 1768 1884 Dinkeli bûhl , en I iteur d'un ohar
manl recueil de i pour l'enfance. I In j remarque urtout
les Œufs de l'i't'i"' < el t Comment le jeune II' un apprit à >"" naître Dieu. Le Btyle de ces contes, parfaitement adapté à I des jeunes i<- teui . i I plein <i«' naturel <•! «i«- bonne (liions encore J.- Srlimid une Histoire </<■ /<> Bible /><>><r l enfants et «les Souvenu
ÀDELBBivr Chamisso [1781- 1838 • né au château de Boncourt, «mi Champagne, til- d'un émigré fin , naturel tte el lilt
leur distingué, a laissé de gracieuses romances, dee Nouv\ el le voyage <l«i Pierre Schlemihl, ou l'Homme qui a perdu son ombre.
Guillaume Grimm 1786-1859 , né à Ilanau. bibliothécaire à Casse! et professeur à l'université <lo Gœttingue, s'occupa spécialement des origines germaniques. Associé aux travaux de son frère aîné, Louis Grimm, il recueillit avec lui toutes lea légendes du moyen âge allemand, sans négliger le nôtre, et publia V Histoire et le Dictionnaire de la langue allemande, le Chant de Roland, les Chants héroïques des Danois, le Roman du Renard, etc., et les Contes de V enfance et du foyer, qui sont demeurés célèbres.
Hauff ^ 1802-1827) , né à Stuttgard, un des meilleurs romanciers de l'époque, auteur des Mémoires de Satan et d'un roman historique : Lichtenstein.
GENRE EPIQUE