GENIUS PASTORAL
I l POÉSIES FUGITIVES
Marot, Psaumes, ballades, rondeaux; - Pontus \ de Thiard, Chansons; — Ronsard, Odes; — \ Remy Belleau , Chansons; — Desportes. Chan-
\ sons.
De Saint- Gelais, Sonnets; — Marot, Élégies; — du Bellay, Sonnets; — Ronsard, Son>< élégies, épigrammcs ; — Amadys Jamyn, Sonnets; — Remy Belleau, Bergeries; — Baïf, Églogues; — Desportes, Sonnets.
ORATOIRE
GENRE HISTORIQUE
GENRE DIDACTIQUE
PROSATEURS
(S. François de Sales, Sermons.
Éloquence \ Michel de l'Hôpital, Harangues ; — i de la chaire i les auteurs de la Satire Ménip- ( \ Pée.
Montluc, Commentaires; — Brantôme, Vies des hommes illustres; — Amyot, Vies des hommes illustres (traduction); — Le Loyal serviteur. Chronique de Bayard.
/ Calvin, Institution chrétienne ; — Théologie \ Théodore de Bèze, Histoire des et s Églises réformées; — Montaigne , Philosophie / les Essais ; — S. François de I Sales, Traités ascétiques.
Roman j Rabelais , Gargantua et Pantasatirique \ gruel.
Du Bellay, Manifeste; - la Boétie, De la servitude volontaire.
genre épistolaire j S. François de Sales.
IIIe ÉPOQUE : DIX-SEPTIÈME SIÈCLE
La littérature française, au wn Biècle, subit trois iofluei diverses: l'esprit de la renaissance, !»■ goût espagnol et italien, le besoin d'ordre et d'unité, et se divise en deux période*
principales. Durant la première, de 1600 à 1636, notre lai s'affranchit des fausses et ridicules imitations des anciens, des mots étrangers et des idiolismes provinciaux; elle se corn plus tard des exagérations romanesques de sentiments, des pointes énigmatiques (conceptos espagnols), des futilités ingénieuses (concetti italiens), en un mot, du pédanfisme élégant et coquet, ennemi du naturel, qui, au temps de la Fronde, envahit la cour, l'hôtel de Rambouillet1 et les « ruelles » ou salons de province. Durant la deuxième, de 1636 à 1751, apparaissent, dans une langue définitivement arrêtée, des chefsd'œuvre « qui font du xvne siècle le plus grand dans notre histoire, et peut-être le plus grand dans l'histoire de l'esprit
i L'hôtel de Rambouillet, « ce véritable palais d'honneur, » situé rue Suinl- Thomas-du-Louvre, était, depuis 1610, le rendez- vous de tous les amis de la bonne littérature. On y remarquait, outre la marquise et le marquis de Rambouillet : Malherbe , Maynard . Racan , Balzac, Mairet , Colletet , Ménage, Vaugelas, Chapelain, Voiture, Richelieu, Corneille, la Rochefoucauld. Montausier, a. de Scudéry, l'abbé Cotlin , M™ de Sévigné, J/'»° De&houlii il/Ue de Scudéry , etc.
Jusqu'en 46-48, cette société d'élite rendit d'incontestables services, soit aux mœurs, en réagissant contre les obscénités du théâtre et la licence des assemblées du Louvre; soit aux lettres, en épurant la langue et en servant de public aux écrivains. Mais l'horreur du grossier et du trivial conduisit à l'afféterie, à la préciosité, au ridicule. 11 ne fallut rien moins que le génie de Molière pour réprimer ces excès de délicatesse, et celui de Boileau pour ramener le goût.
L'Académie française , fondée par Richelieu (1635), travailla aussi à perfectionner la langue en faisant disparaître les termes grossiers et impropres qui s'y étaient introduits, et en lui donnant des règles certaines, par la composition d'un dictionnaire, d'une grammaire, d'une rhétorique et d'une poétique.
D'fllSTOIRE LITTÉRAIRE
humain ». La poésie et L'éloquence y ont atteint leur perfection
idéale, et laissé aux âges future <le.> modèles incomparables qu'il sera toujours lire de i onnaître et d'étudû
L'inspiration chrétienne anima le grand siècle de son souffle puissant, et la perfection des classiques anciens trouva dans nos écrivains nationaux de si remarquables imitateurs, que les critiques ne savent à qui donner la victoire. 11 n'est donc pas étonnant que cette époque fameuse, connue sous le nom de siècle de Louis XIV \ ait pris place à coté des siècles littéraires de Périclès, $ Auguste et de Léon X.