PRINCIPAUX POÈTES GRECS
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Homère \" ou ix( iô le av. J, C naquil I ne ou di
Plie de Chio, il visita l'Egypte, ta Grèce, l'Italie, el comj deui grands poèmes épiques : V Iliade et ro,/ tou-
jours été regardés comme l b mod< les du genre.
Iliade
Sujet. \jlliti<lr {iVllnni, ancien nom <!■: [*roie) , ;i puiir sujet un
simple épisode de la guerre de Troie1 par les Grecs confédérés : la Colère </'.\<'/<iiir. Le poète chante Les événements qui s'accomplirent, la dixième année de ce siège mémorable et dans l'espace de cinqn et un jours, depuis la querelle d'Achille avec Agamemnon jusqu'aux
funérailles d'Hector. Ce poème est divisé en vingt- quatre chanN.
Les Héros. — Les héros de V Iliade sont, chez les Grecs : Agamemnon , roi d'Argos et de Mycèncs, chef de l'expédition; Ménélas, frère d'Agamemnon, roi de Sparte; Achille, fils de Pelée, roi de la Phlhintide (en Thessalie); Patrocle, ami d'Achille; Nestor, roi de Pylos; Ulysse, roi d'Ithaque; les deux Ajax, Diomède, etc.; — Chez les Tioyens : Hector et Paris, fils de Priam, roi de Troie; Enée, beau-fils de Priam; Rhésus, roi de Thrace, etc.
Les divinités jouent un très grand rôle dans VIliade. Jupiter, Minerve, etc., se déclarent ordinairement pour les Grecs; Apollon, Mars, pour les Troyens. Ils détournent les coups portés aux guerriers qu'ils protègent, entrent en lutte contre les mortels et môme contre d'autres divinités. Ainsi, Diomède, dont Minerve dirigeait la lance, a blessé Mars; ce dieu fond aussitôt sur Minerve et la frappe, sans pouvoir traverser l'égide qui la protège. Minerve riposte en lui lançant un énorme rocher qui le renverse.
Résumé. — La peste ravage le camp des Grecs : c'est Apollon qui venge son sacrificateur Chryséis, outragé par Agamemnon. Pour comble de malheur, une violente querelle éclate entre Agamemnon et Achille, le plus terrible de tous les guerriers. Celui-ci, furieux, mais ne pouvant se venger sur le chef de l'armée, se retire et refuse obstinément de combattre.
* Cette guerre est un fait historique ; mais l'imagination des poètes grecs l'a enrichie des plus merveilleux détails.
268 PRÉCIS h'iIISTOIRE LITTÉRAIRE
La relraito do ro héros donne l'avantage aux Troyens, qui repoussent lesGree*. Diomède et Ulysse enlèvent les chevaux de Rhésus; mais ils sont blessés. Hector commence à incendier ta flotte grecque.
Les Grecs vont périr.
Patrocle obtient qu'Achille lui prête son armure; il rétablit le combat et repousse les Troyens; mais Apollon ayant fait tomber son casque et détaché sa cuirasse, le vaillant guerrier tombe sous les coups d'Hector.
A celte nouvelle, Achille accourt sur les fossés. Son aspect et sa voix effrayent les Troyens et stimulent les Grecs, qui s'emparent du corps de Patrocle.
Pour venger son ami, Achille se réconcilie avec ses chefs, revêt l'armure que sa mère est allée chercher pour lui chez Vulcain, se jette dans la mêlée, et précipite les Troyens dans le Xanthe. Rencontrant Hector, il le poursuit, le lue, l'attache à son char et le traîne autour des murs de Troie, sous les yeux de sa famille éplorée. Funérailles de Patrocle.
Enfin , Priam, inspiré par un dieu, se rend auprès d'Achille et lui demande le corps de son fils : « Achille, lui dit-il, souviens- toi de ton père! » Le héros grec finit par céder aux larmes du vieillard : il lui rend la dépouille d Hector.
Odyssée.
Sujet. — L' Odyssée (gr. Odusseus , Ulysse), a pour sujet les aventures d'Ulysse, après la prise de Troie, et son retour à Ithaque, contrarié pendant dix ans par des divinités ennemies. — Ce poème est divisé en vingt -quatre livres. L'action dure quarante jours.
Résumé. — Ulysse, en butte à la colère de Neptune, ne peut atteindre Ilhaque, sa patrie, qui le pleure depuis vingt ans. Cette absence prolongée enhardit de téméraires prétendants à dissiper ses biens et à contraindre Pénélope à se choisir un nouvel époux.
Télémaque, indigné, part, sur l'avis de Minerve, à la recherche de son père, chez les héros du siège de Troie. Nestor, à Pylos, et Ménélas, à Sparte, lui font le récit des vicissitudes qui ont marqué leur retour; ils déplorent devant lui la mort de Patrocle, d'Achille, d'Agamemnon et d'Ajax; mais ils ignorent quel a été le sort d'Ulysse.
Pendant ce temps, Ulysse, retenu dans l'île de Calypso , obtient de partir sur un radeau, qu'une tempête pousse vers l'île des Phéaciens où il aborde à demi mort. Conduit au palais du roi, Alcinoùs, Ulysse lui raconte ses aventures depuis son départ de Troie.
Charmé par son éloquence, Alcinoiis met à la disposition d'Ulysse un vaisseau qui le transporte à Ithaque. Il débarque, déguisé en mendiant, chez le vieil Eumée, gardien de ses troupeaux.
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rélémaque arrive I ion tour <•( reoonnatl ion père I aidée de quelque ; len item * t\ïw <>n , <• n-n i«nt nu p i [mmolenl le préiond.mi -. ai<»m m . r.ut ■ • u i P
lope , .1 ion v leux père I .aorte , et l'appn prétendants. Minerve intervient ioui lea Irait de Mentor, al au royaume d'Ithaque la paix et la prospérité.
Hésiode («• Biôcle), né probablemenl à lera, en Béoti< laissé des poèmes didactiques d'une grande râleur : les Tra* vaux et les Jours, la Théogonie et 1»' Bouclier d'Hercule. I i premier de ers poèmes renferme de* préceptes d'agriculture,
de navigation, «t des règles <!<■ conduite. Il s'ouvre par l'épu de la boite de Pandore, réminiscence de la chute originelle. —
Le second traite des dieux adorés par les Grecs. On y trouve la description du combat de Jupiter contre les Titans : allusion à la méchanceté des géants, fils des enfants des hommes, dont parle l'Écriture.
Tyrtée (vne siècle), né dans l'Attique, ranima par ses ch" le courage des Spartiates , dans la deuxième guerre de Messénie, et leur fit remporter la victoire. — Il ne reste de ses œuvres que des fragments de poésies patriotiques et trois élégies guerrières.
ànacréon (560-478 ?ï, né à ïéos, dans ITonie, poète lyrique, dont le nom est resté attaché à la poésie légère et frivole. Il a composé des hymnes, des élégies, des épigrarmnes, des odes et
des chansons, remarquables par la grâce et l'enjouement, mais d'une profonde immoralité.
-Eschyle (525-456), né à Eleusis (Attique), se rendit célèbre comme guerrier et surtout comme écrivain dramatique. Quand il parut, la tragédie était encore dans l'enfance, et Thespis promenait « dans un tombereau ses acteurs barbouillés de lie ». 11 eut donc tout à créer, et créa tout : décorations, costumes, liaison intime du drame et du chœur, unité d'action, simplicité du plan, etc.
Des soixante -dix à quatre-vingts tragédies qu'il avait composées, sept seulement nous sont connues. Voici les principales : Prométhée enchaîné: Prométhée, l'un des Titans, a dérobé le feu du ciel, et en a fait don aux mortels. En punition de ce crime, Jupiter le condamne à être enchaîné au sommet
du Caucase (vague souvenir de la faute originelle). — Les Sept contre Thèbes : sept chefs grecs s'avancent contre Thôbes pour renverser du Irùne Eléoclc et y replacer son frère Polynice. — Les Perses y ou leur défaite à Salamine. — Agamemnon, ou Clytemnestre vengeant sur son époux le meurtre d'Iphigénie. — Les Coéphores, ou le châtiment de Clvtemnestre, tuée par son fils Oreste. — Les Euménides, ou le remords d'O reste.
Les ressorts dramatiques d'Eschyle sont la terreur et la pitié. Tout n'est pas parfait dans son théâtre; mais la hardiesse des idées, la grandeur des personnages et la richesse du style en font vite oublier les défauts.
Pindare (520-440?), né à Cynoscéphales, près de Thèbes, est le premier poète lyrique de la Grèce. Il composa des odes triomphales, des hymnes, des éloges, des épigrammes. — Ses odes et ses éloges célèbrent les vainqueurs des jeux olympiques, pythiques, néméens et isthmiques.
Sophocle (495-406), né à Colone, près d'Athènes, perfectionna l'art tragique en substituant le libre arbitre à la fatalité, qui dominait les drames d'Eschyle.
Ses pièces les plus connues sont : Œdipe roi, ou le parricide précipité par le destin du rang le plus illustre dans un abîme de maux; — Antigone, ou le dévouement de cette fille d'Œdipc pour son frère Polynice, à qui elle donne les honneurs de la sépulture, malgré la défense du roi de Thèbes; — Œdipe à Colone, ou l'expiation des crimes involontaires d'Œdipe par ses malheurs mêmes; — les Trach miennes , ou la mort d'Hercule sur le mont Œta, près de Trachine; — Philoctète, ou le ressentiment de cet ami d'Hercule, abandonné à Lemnos par les Grecs.
Euripide (480-406), né à Salamine, fut l'émule d'Eschyle et de Sophocle, dont il dédaigna les procédés. Poète et philosophe, Euripide se plaît à moraliser sur la scène, par l'emploi du pathétique.
Les meilleures de ses tragédies sont : Iphigénie en Aulide, ou le sacrifice d'Iphigénie, fille d'Agamemnon ; — Hippolyte, ou la mort tragique du fils de Thésée; — Andromaque, ou l'amour maternel; — Le Cyclope, drame satirique.
Sans atteindre la hauteur de ses deux devanciers, Euripide sut être, selon l'expression d'Aristote, « le plus tragique des
PftO
Des pi( - d'Euripide, Racin< son Andromaq\ on Tphi Phèdre,
Aristophane I Rho h - ou I Ul un
poète comique ou satirique, d'une ferre intai i able. Il ions les travers et tous i de la
respecter ni la morale ai les personnage i de la Grèce.
De toutes les comédies qu'il s comp eu-
lement : l<i> \ aire les Bophistes el les innovations phi-
losophiques de So rate; — les Gu i la manie des proc
— les Grenouilles, Batire contre le théâtre d'Euripide et d1 chyle; — Plutus, ou l'avarice athénienne. — La premier* ces pièces a donné à Molière l'idée de son Bourg* ntiU
homme, et la deuxième a servi de module aux Plaideurs de Racine.
Ménandre (342-290), célèbre poète comique d'Athènes, disciple de Théophraste, créa la comédie nouvelle : la comédie de mœurs. Plutarque et Quintilien le mettent au-dessus de ses prédécesseurs. — Il ne nous reste que des fragments de ses pièces des Pêcheurs, de La Messénienne, du Laboureur, de la Superstition, du Double imposteur, de Y Orpheline héritière, des Flatteurs, de Y Ivrognerie, de la Colère, etc.