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PRINCIPAUX POÈTES LATINS

( Du me s. av. J.- ('.. Jusqu'au r ■ de noire ère.)

Plaute (244-184?), né à Sarsine, dans FOmbrie, poète, acteur et directeur d'une troupe comique. — Des cent trente comédies qu'il a composées, il n'en reste qu'une vingtaine, parmi lesquelles on remarque: Amphitryon et VAulularia (ou la Marmite), imiti par Molière dans Amphitryon et V Avare; les Captifs, ou les deux fils retrouvés par leur père.

On reproche à Plaute un langage trop souvent grossier.

ïérence (185-159), né à Carthage, fut pris tout enfant par des pirates et vendue un sénateur romain, qui l'affranchit. 11 se fit une place honorable parmi les grands poètes.

Ses comédies sont imitées en partie de Ménandre. Citons : VJhri/re {belle-mère) , pièce satirique; les Adelphes ou jÊÊÎ Frères, et Phormion. Ces deux dernières pièces ont donné^JK Molière l'idée de son École des maris et des Fourberies tic Scapin.

La langue de Térence est pure et douce, mais ses œuvres manquent de force comique.

Lucrèce (95-51), né à Rome, poète et philosophe matérialiste. — Dans son poème De la Nature des choses, il déifie la nature, qu'il met à la place de Dieu, et fait consister le bonheur et même la vertu dans les jouissances de ce monde. Il a d'ailleurs de beaux vers et fait preuve d'une brillante imagination.

Virgile (70-19), le plus grand des poètes latins, naquit à Andes (aujourd'hui Pietiola) , près de Mantoue. Il fréquenta les écoles de Crémone, de Milan, de Naples , se passionnant pour toutes les sciences, la littérature, l'histoire, la philosophie, les mathématiques, surtout pour la poésie grecque.

« Virgile est plein d'une sensibilité pénétrante, qui n'a rien de romain. Ses vers ont la plus exquise perfection ; ce n'est pas l'élégance monotone de beaucoup de poètes; c'est une harmonie souple, variée, s'élevant et s'abaissant avec le sujet, rendant avec une admirable expression les mouvements et les sentiments. »

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de Bucoliques; l< Géorgiques, tableau, en quatre li?r< . la vie des champs , el V Enéide, célèbre épopée national

Enéide.

Sujot. W Enéide e il un | n douze chants , qni '"'

■r d'Énée, l'un des défen leon de rroie, el le origii — Il est tiré des i gendea romaii

Résumé. Après le prise de Troie, t adre de Priam,

avec plusieurs de sos concitoyens, à la recherche «l'une terro hospitalière. Il erre longtemps sur les mers, se réfugie d'abord en Sicile, quitte oe paya pour ae mettre de nouveau A la recherche de l'Heapéric,

qui, suivant une révélation des dieux, doit «Mre le terme de ses voyages. Une furieuse tempête, soulevée par Junon, à t'inau do Neptune, disperse ses vaisseaux. Ce dieu rétablit le calme, et le prince troyen aborde à Oarthage. Il est accueilli par Didon, reine de ces ntrées. Énée lui raconte la prise de Troie et ses épreuves personnes. Didon, touchée du mérite et de l'infortune du héros, lui offre son trône et sa main. Enée, docile à la volonté des dieux, refuse et s'éloigne de Carthage. La malheureuse Didon, au désespoir, s'immole sur un bûcher.

Énée revient en Sicile, où son père Anchise est mort, et célèbre des fêtes en mémoire de ce prince. Il reprend la mer et finit par aborder en Italie. Avant de s'y établir, il descend aux enfers, guidé par la sibylle de Cumes. Les dieux lui dévoilent la fortune de sa race et les exploits des grands hommes qui doivent l'illustrer, depuis Romulus jusqu'au divin Auguste.

De retour parmi les siens, Enée envoie une ambassade à Latinus , roi du Latium, qui lui permet de fonder une colonie dans ses Etats, et lui offre la main de sa fille Lavinie. Mais Turnus, roi des Rutules, à qui la princesse était promise, déclare la guerre aux Troyens. La reine, Amata, excitée par Junon, prend parti pour Turnus. Enée, obéissant au conseil du dieu du Tibre, va solliciter l'alliance diÉvandre, chef d'une colonie d'Arcadiens, voisine du Latium. Pendant son absence Turnus commence les hostilités. Nisus et son jeune ami Euryale s'exposent à mille dangers pour aller avertir Énée. Ils traversent le camp ennemi pendant le sommeil des soldais, mais ils tombent dans une embuscade et succombent tous deux après un combat héroïque.

Énée revient avec des troupes de renfort. Les Volsques prêtent main forte à Turnus, Après bien des alternatives de succès et de

revers, il est décidé qu'un combat singulier entre Énée et Turnus terminera la guerre. Turnus périt sous les coups d'Énée, qui peut désormais so fixer dans le Lalium.

Horace (65-8), né à Venousc (Apulic), commença ses études à Home et les termina dans les écoles d'Athènes. — Il excella dans la poésie fugitive , et composa des Odes où Ton trouve réunies les qualités de Pindare et d'Anacréon; des Satires, qui prennent à partie les vices et quelquefois les hommes de son siècle; des Épîtres littéraires ou philosophiques, et VArt poétique, imité par Boileau.

Ovide (43 av. 17 ap. J.-C), né à Sulmone, dans les Abruzzes, a composé de nombreuses élégies : les Tristes, les boutiques, les Héroïdes, et les Métamorphoses , poème mythologique, où Ton voit clairement que les fables du paganisme ne sont que les histoires- contenues dans la Bible, mais défigurées et dénaturées par Tignorance et les passions. — Il fut exilé à Tomes, sur les bords du Pont-Euxin, peut-être à cause de la licence de. ses ouvrages. — Des Métamorphoses, la Fontaine a tiré le poème de Philémon et Baucis.

Phîdre (30 av. 40? ap. J.-C), né en Thrace, d'abord esclave, puis affranchi d'Auguste, a composé cinq livres de Fables, dont le but est de moraliser. — « Phèdre, dit M. Nisard, est fin sans être naïf, ou naïf sans être fin. » Il manque de sens dramatique; le récit chez lui est peu de chose, la leçon presque tout; de là une certaine sécheresse et peu d'intérêt.

La Fontaine a souvent imité Phèdre et l'a surpassé pour le récit.

Lucain (39-65), né à Cordoue (Espagne), neveu de Sénèque le Philosophe, fut porté à Rome dès Page de huit mois. Vainqueur de Néron dans un concours poétique, il se vit interdire la scène, les salles de lecture et les tribunaux. Pour se venger, il entra dans une conspiration. Découvert et condamné à périr, il se fit ouvrir les veines, et mourut en récitant quelques vers de son poème épique la Pharsale, où il raconte la guerre civile de César et de Pompée. — Cette œuvre manque d'unité, d'élégance, de sobriété; mais elle renferme des beautés de détail du premier ordre.

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la société : la cour, les grand . le peuple, la famille, I de lettres.

« L'originalité de cet écrivain, dit M. Merlet, esl le dernier effort du génie romain qui va disparaître.

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