MAXIMIN
vice de son assassin, car il devait tout à la famille de Sévère, et il retourna dans son pays. Nous le voyons reparaître sous Alexandre. On ne sait s'il le fit tuer en Gaule - ' il est plus probable que les troupes, lassées d'un prince pusillanime, se défirent de lui et jetèrent les yeux sur un des leurs pour l'élever au premier rang.
Maximin était un vrai barbare, pour l'esprit comme pour le corps; c'est à peine s'il pouvait dire quelques n»ts de latin. Il avait été reconnu par les légions de Thrace et de Pannonie et par le reste de l'armée; le sénat lui-même ratifia son éjection, mais il sentit bien que c'en était fait de son existence si le barbare venait à Rome : aussi priait-on les dieux qu'il n'entrât jamais dans la grande cité. Sous les derniers empereurs, le sénat avait repris quelque peu de son influence politique; il s'était emparé des conseils, et exerçait une sorte de tutelle par les lois. Ulpien l'avait relevé en lui donnant une certaine force morale, et les peuples de l'Italie commençaient à se lasser des débauches de leurs chefs et dts exactions de l'armée. Déjà Rome avait vu Élagabal dans ses murs avec un sentiment de honte; l'avénement d'un Thrace ne pouvait être mieux reçu. Aussi les révoltes éclatèrent bientôt de tous côtés. Maximin se disposait à entrer en Germanie, lorsqu'un nommé Magnus parvint à séduire plusieurs officiers, et les engagea à rompre le pont sur le Rhin, afin que l'empereur, placé entre le fleuve et l'armée ennemie , ne pût échapper à quelque grand désastre. Mais le complot fut découvert; Maximin furieux fit mettre Magnus à mort avec quatre mille de ses complices, et, se défiant de la noblesse, il fit tomber les têtes les plus illustres. Cette punition vigoureuse réprima les troubles, qui furent ainsi momentanément apaisés, et il partit pour son expédition. Ses armes furent heureuses, car ce barbare savait au moins faire la guerre. Il y awht quelque temps déjà que Rome avait perdu l'habitude des triomphes; toutefois elle ne s'empressa pas de célébrer celui-ci, et en effet c'était une victoire remportée sur ellemême. Le sénat cependant ne restait pas dans l'inaction. Les brigandages des lieutenants de Maximin en Afrique hist. eom. ao
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au vieux Gordien-, et le forcèrent à l'accepter sous peu» demort pz 7). Cétafci, qui avait quatre^ringts an», s?a»cia son fllte (Gordien H), ^t le sénat s'empressa de ratifier son élection en déclarant Maximin et son fil» ennemis publies;
A cette nouvelle, Maximin, qui préparait nne expédition contre les Sarmates et les Daces, qu'il avait déjà vaUuras,entra dans une colère terrible, et promit à> son armée tes biens de tous les sénateurs. Il n'y avait piu»à reculer ^c'était pour Borne une question de vie ou de mort, et elfe se prépara à la défense. La révolte s'était bien vite répandue en Afrique; Gordien fils se mita la tête des troupes, mais il fut défait par Capellîen, lieutenant de la Mauritanie, et périt dans le combat. Son père, en apprenant sa mort, s'étrangla, et l'Afrique fut de nouveau soumise. Le sénat cependant ne perdit pas courage et montra une énergie qofâ avait perdue depuis des siècles. Assemblé dans le temple de la Concorde, il proclama empereurs Maximus Puppienns et Claudius Balbinus, et ressaisit ainsi lepeuvoi? que les troupes s'étaient arrogé (238). Les gardesprétoriennesserévottèBent, et Balbinus parvint non sans peine à calmer cette sédftkra; enfin, sur les demandes du peuple, le petit-fils du vieux Gordien fut associé à Fempire sous le nom de Gordien HI.
Kfaximus Puppienus , avee l?àide du sénat, appelle sons les armes les provinces de l'empire et tonte la jeunesse ée l'Italie; chaque ville est fortifiée pour arrêter Maximin dans sa marche , et on l'attend de pied ferme. Celui-ci eut bientôt traversé les Alpes ; mais les campagnes étaient ravagées et ses troupes manquaient de subsistances. Il lui fallut s'emparer des villes où l'on avait concentré les approvisionnements , et il mit le siège devant Aquilée. La défj^e de cette place fut héroïque. Chaque retard avançait bt défaite de Maximin ; ses troupes murmuraient hautement, elles étaient désolées par la famine, et n'avaient dfeapérance que dans la victoire qui leur échappait. Oa apprit bientôt dans toutes les provinces que la déchéance de Maximin était prononcée. Enfin te tyran Art tué avec son fils par ses propres troupes. Maximus Puppienus <vi»t prend»
M AXIMUS PUBfflBNOS TOOXLàCCDiUS BALBINUS. 4$À
fou» sarment, efl, à cette condition, elles entrèrent) dan» Aquflée. On porta la tête de. Maximin et. de son fil» suc deux piques; c'était dan» Rome une ivresse, un enthousiasme universel. Ai Ja première nouvelle de la mort da tycan , le peuple: sertit du spectacle , et alla rendre grâett aux dieux dans leurs temples.