‹ Précis d'Histoire romaineChapitre 116 sur 157 · II. MAXIMES PCPBIBNUS IT CX AUDI US BALBINUS · texte numérisé non relu

II. MAXIMES PCPBIBNUS IT CX AUDI US BALBINUS

Puppien et Balbin, qui avaient été revêtus de la pourpre, étaient, l'un d'une- condition obscure, l'autre d'une naissance plus distinguée, Puppien s'était élevé par de brillants succès militaires et par l'austérité de ses mœurs à une haute fortune; Balbin avait toutes les qualités d'un adminiabnirar etidtan. personnage distingué. Son aménité, sa politesse, corrigeaient ce que les manières de son ►collègue avaient de trop rude v tandis que celui-ci apaisait les troubles par sa fermeté et sa résolution.^

Ainsi le sénat triomphait par l'élection de deux de ses membres, et asfirait sans doute à choisir toujours les empereurs dans; aan srin. Mais cette réaction se>feisait trop tard , toutes les nations connaissaient maintenant le chemin, de 1 -empire, et il fallait qu'elles y vinssent Son autorité dora peu; les gardes prétoriennes, jalouses de leur pouvoir, pénétrèrent de vive force dans le palais des deux empereurs, les massacrèrent et proclamèrent empereur le jeœie Gardien III.

Ainsi se termina cette réaetloneénaftoriate qui avait duré à* peine quelques moisi Que pouvait en effet le sénat à cette époque? Ce n'était plus l'ancien conseil de la république. Ses membres ne se tiraient plus de ces familles poissante qniibmaient l'aristocratie, qui avaient toutes les cbarç^s, toutes les richesses , et -geiwvprnaient les provinces. Les sénateurs du troisième sièfcie ne soHt> ptas , pour ainsi dire , que les magistrats municipaux de Rome, inconnus dans les provinces qui ne les voient ptos venir les gouverner1 corame préteurs ou proconsuls. Ainsi ils étaient sans racine'

dans le pays, sans influence, sans éclat Depuis que l'empereur avait tout pris pour lui , le sénat était descendu peu à peu aux proportions d'un simple conseil municipal. Il avait bien encore quelques souvenirs de l'ancienne repu- Wique, et c'était en cela seul qu'était sa force, c'était là ce qui lui avait valu la faveur des Antonins , et ce qui lui donna le respect des Auréliens et des Probus. Mais pour la masse du peùplç, pour les provinces, pour l'Italie ellemême, ces souvenirs étaient sans force, ils étaient déjà devenus classiques.

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