LOI DES DOUZE TABLES
La législation des Douze Tables est la rédaction des anciennes coutumes, modifiées par les exigences populaires. Le peuple y gagna peu de cbose, car elle ne changea rien à la constitution , et l'administration de l'État resta entre les mains des patriciens; ils conservèrent le droit de se marier entre eux (Jus connubii), et le consulat. Cependant quelques dispositions de cette loi furent favorables au peuple , en ce qu'elles enlevèrent aux grands le pouvoir de prononcer arbitrairement dans certaines questions difficiles.
La loi des Douze Tables ne nous est point parvenue en entier; il n'en existe que des fragments épars dans Cicéron, Tite-Live, Festus, etc. Nous ne pouvons donc savoir quelle était la disposition de ce code. Plusieurs érudits , après avoir recueilli ce que le temps en avait conservé,
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ont tenté, de reconstruira l'ardre primitif . &niii»fe fioiefroy,
La première table avait pour objet des fcoete;
La seconde* les .vols et les .brigandage*; .*>
La troisième,ies» prêts etles droits des créanewnww loirs déhiteurs;
La quatrième,, les droits du père de, famille ^
La cinquième, les héritages et les tutelles ;
La sixième,, la propriété et la possession ; .
La septième, les délits et les dommages ;
La huitième, les biens de campagne ;
La neuvième, le droit commun du peuple;
La dixième, les. funérailles et. les. formal^jés relatives aux décès;
La onzième concernait le culte des dieux ;
La douzième, les mariages et les droits des époux.
La elassiâeation de Dirksea diffère de celle de 6odefroy; c'est celle qui est généralement adoptée aujourd'hui. La voici :