‹ Précis d'Histoire romaineChapitre 45 sur 157 · ÉTAT INTERIEUR DE ROME · texte numérisé non relu

ÉTAT INTERIEUR DE ROME

insurrection en Sardaigne. Deux peuplades , les Iliens et les Balares, parcourent l'île, appelant aux armes tous les habitants , et ravageant les villes qui refusent de se joindre à «ux. Celles-ci invoquèrent l'appui de Rome. Le consul Ti. Sempronius Gracchus, père des Gracques , arrive dans l'île , bat les confédérés (177), et leur tue vingt-sept mille hommes. L'année suivante , en qualité de proconsul , il achève la soumission de l'île. Le nombre des captifs qu'il ramena à Rome fut si considérable qu'il passa en proverbe, et que dans la suite , pour désigner une quantité considérable de denrées dont on avait peine à se défaire , on dit : Sardi vénales (Sardes à vendre). Ce sévère châtiment n'intimida pas les Corses, qui reprirent les armes en 173. Le préteur C. Cicerius les défit et les contraignit à demander la paix. Quelques soulèvements eurent encore lieu dans les deux îles jusqu'en 163 , où le consul Manius Juventius Thalna acheva leur soumission.

Ainsi fut terminée la conquête du nord de l'Italie, et la soumission de la Péninsule tout entière. Les frontières de la république vont maintenant jusqu'aux Alpes ; la Corse et la Sardaigne sort pour elle des postes avancés sur la Méditerranée , et la possession de l'Istrie assure sa domination sur la mer Adriatique. Cette conquête des parties centrales de l'empire était l'affaire la plus importante et la plus difficile ; nous avons vu en effet combien peu d'efforts coûtèrent à Rome les guerres qui amenèrent la réduction de la Macédoine, de la Grèce, de l'Asie, et de l'Afrique.

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